Roman Polanski récompensé aux César : "Évidemment je me serais levée", assure Roselyne Bachelot

Roman Polanski récompensé aux César : "Évidemment je me serais levée", assure Roselyne Bachelot
La ministre de la Culture Roselyne Bachelot le 22 octobre 2020.

, publié le lundi 26 octobre 2020 à 15h44

La ministre de la Culture a estimé lundi sur BFMTV que "la récompense de Roman Polanski était mal venue et elle a blessé à juste titre des militantes". 

"Évidemment je me serais levée". Interrogée lundi 26 octobre sur BFMTV sur la polémique autour du César de meilleur réalisateur accordé en février à Roman Polanski, visé par des accusations de viol, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a estimé que "la récompense de Roman Polanski était mal venue et elle a blessé à juste titre des militantes". "L'association des César aurait dû sans doute éviter ce genre de difficulté. (...) Si j'y étais allée (à la cérémonie), j'y serais allée en tant que ministre de la Culture et évidemment je me serais levée, il n'y avait pas de doute", a-t-elle ajouté, comme Adèle Haenel l'avait fait. 


Son prédécesseur, Franck Riester, avait tenu un discours semblable à l'époque, rappelé RTL. "Qui pouvait sérieusement penser (que ce César) n'aurait aux yeux du public qu'une signification artistique ? Qu'il ne serait pas perçu, par une grande partie de la population, en France et au-delà, sinon comme une insulte, du moins comme l'expression d'une indifférence à la souffrance de toutes ces femmes victimes de violences sexistes et sexuelles", avait-il déclaré dans les colonnes du Parisien. 

L'actuelle ministre a en revanche refuser de commenter les déclarations la semaine dernière de la réalisatrice Maïwenn qui estimait dans une interview à Paris Match "fou ce qu'elles (les militantes féministes) peuvent dire comme conneries ces derniers temps", les qualifiant de "femmes qui n'aiment pas les hommes" et prenant la défense du réalisateur de "J'accuse".

"Ce que je veux, c'est combattre les violences sexuelles, sexistes et harcelantes dans tous les établissements dont j'ai la responsabilité", a assuré Roselyne Bachelot. "La parole se libère aussi dans les conservatoires, dans les compagnies, dans les festivals et ça, c'est quelque chose qui est très important pour moi", a-t-elle poursuivi, avant d'affirmer qu'elle annoncerait prochainement des mesures pour combattre les violences sexistes et le harcèlement dans le monde culturel, sans donner de détails sur leur contenu concret.
 

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