Riester: l'Etat doit reprendre "en très grande majorité" la dette de la SNCF

Riester: l'Etat doit reprendre "en très grande majorité" la dette de la SNCF

Franck Riester, président du parti Agir, le 17 janvier 2018 à Paris

AFP, publié le dimanche 08 avril 2018 à 17h41

L'Etat doit reprendre "en très grande majorité" la dette de la SNCF, et "le plus tôt sera le mieux" pour l'annoncer, a estimé dimanche Franck Riester, président du parti Agir.

"Il faut (que le gouvernement) s'exprime sur la dette", "le plus tôt sera le mieux", a déclaré M. Riester lors du Forum Radio J.

"J'estime que l'Etat doit reprendre en très grande majorité cette dette". "Il y a une partie de la dette qui est liée à du fonctionnement, et une partie aux investissements lourds qu'a voulus l'Etat, par exemple les lignes TGV, et qui ne peut pas être imputée simplement à la SNCF", a développé le député de Seine-et-Marne.

"C'est un engagement fort pour expliquer aux différents acteurs que cette réforme c'est pas moins de transport ferroviaire, mais plus de transport ferroviaire". "Il faut avoir une ambition pour le transport ferroviaire dans ce pays et elle ne peut pas aller avec une dette qui plombe l'entreprise", a ajouté M. Riester.

"Vu l'état des discussions, vu l'état de blocage quand même d'un certain nombre d'organisation syndicales, il est important que le gouvernement sorte du bois concernant la reprise de la dette", a-t-il dit.

Edouard Philippe s'est dit jeudi "ouvert" à une reprise d'une partie de la lourde dette de la SNCF, mais avec des "contreparties" qui soient "extrêmement claires".

Le gestionnaire des infrastructures ferroviaires françaises, rebaptisé SNCF Réseau en 2015, a accumulé 47 milliards d'euros de dette. Une somme à laquelle il convient d'ajouter huit milliards d'endettement de SNCF Mobilités, entité du groupe public chargée de la circulation des trains.

Par ailleurs, M. Riester, exclu des Républicains (LR) après avoir fondé le parti Agir (ex-"constructifs"), a jugé l'attitude de LR "pas à la hauteur des enjeux", dénonçant, sur le dossier de la SNCF, des "députés qui n'ont pas de mots assez durs alors qu'ils devraient accompagner ces réformes qu'on a toujours appelées de nos vœux et que nous n'avons jamais eu le courage de mettre en œuvre".

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