Richard Ferrand appelle l'exécutif à "un nouveau souffle"

Richard Ferrand appelle l'exécutif à "un nouveau souffle"
Richard Ferrand le 2 octobre 2018 à l'Assemblée nationale.

, publié le dimanche 07 octobre 2018 à 09h30

Le président de l'Assemblée nationale estime auprès du Journal du Dimanche qu'il a un rôle à jouer dans le remaniement qui s'annonce.

Après le départ de Gérard Collomb du ministère de l'Intérieur, "Emmanuel Macron a beaucoup consulté", assure le 7 octobre Le Journal du Dimanche : François Bayrou jeudi soir, Richard Ferrand, vendredi matin. Le remaniement s'annonce en effet plus large que prévu.

L'objectif est de retrouver un "élan politique", écrit l'hebdomadaire.



"Il faut un nouveau souffle", plaide également Richard Ferrand dans les colonnes du JDD. Le président La République en marche de l'Assemblée nationale estime qu'il a un rôle à jouer dans le remaniement qui s'annonce. "Il est normal que le président de l'Assemblée nationale fasse part au chef de l'État des aspirations du pays telles qu'il les capte. Dans le même esprit, je l'avertis aussi de ce que j'entends, de ce que je vois dans les territoires et de ce que me disent les parlementaires de toutes sensibilités", assure-t-il.

Selon Le JDD, après avoir démissionné puis composé un nouveau gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe sollicitera un vote de confiance de l'Assemblée.



L'élu du Finistère indique notamment attendre un geste en direction de la France rurale : "Il y a eu beaucoup de malentendus, à nous de nous réconcilier avec les territoires. Sans doute qu'il y a eu des insuffisances. Je suis pour des initiatives fortes", déclare-t-il, suggérant que "cela peut se traduire par une place plus visible de ces enjeux dans le prochain remaniement".

"Nous devons libérer, protéger et unir"

"Il y a eu l'an I du quinquennat" qui "s'est déroulé à un rythme très soutenu" et a été "d'une grande verticalité", admet-il, mais "nécessaire". "Nous allons désormais entamer l'an II du quinquennat, celui de la République contractuelle" et "le président veut, et je l'accompagnerai sur ce chemin, poursuivre l'intensité des réformes et fédérer davantage", ajoute le titulaire du Perchoir.

"Il faut rester fidèle au projet initial mais il faut un nouveau souffle. Nous devons libérer, protéger et unir" et "mettre l'accélérateur" sur ces deux derniers axes, poursuit-il en référence au message de la campagne présidentielle. "Des partenaires de la société civile ont eu le sentiment qu'il y avait une noblesse de robe qui s'adressait au Tiers État. Rien n'est plus faux. Mais le gouvernement doit respecter ce ressenti", ajoute cet ancien socialiste.

Pour "un Jean-Michel Blanquer de l'Intérieur"

Pour remplacer Gérard Collomb à l'Intérieur, Richard Ferrand souhaiterait "un Jean-Michel Blanquer de l'Intérieur". Outre ceux de politiques expérimentés, les noms de François Molins, procureur de Paris, et Mireille Ballestrazzi, directrice centrale de la police judiciaire, sont cités dans les médias.

Enfin, Richard Ferrand soutient que les liens d'Emmanuel Macron et Gérard Collomb sont "indéfectibles". "D'ailleurs, ils iront ensemble en Arménie la semaine prochaine", précise-t-il.

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