Révision de la Constitution: "des lignes rouges ou fortement clignotantes", selon Larcher

Révision de la Constitution: "des lignes rouges ou fortement clignotantes", selon Larcher

Le président du Sénat Gérard Larcher sort de l'ELysée à Paris, le 20 novembre 2017

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AFP, publié le dimanche 07 janvier 2018 à 16h35

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a fait état dimanche de "lignes rouges ou très fortement clignotantes" sur la révision de la Constitution, dénonçant notamment comme "un gadget" la limitation des mandats dans le temps et disant sa "méfiance" vis-à-vis de la proportionnelle. 

"Cette année, on va commémorer les 60 ans de la Constitution de la Ve République. On l'a déjà beaucoup modifiée, on l'a déjà trop modifiée" et donc il ne faut y toucher que "d'une main tremblante", a déclaré M. Larcher dans l'émission "Le Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI, où il était interrogé sur la réforme voulue par le président de la République et annoncée pour le premier semestre.

"Si l'objectif est de contribuer (...) à mieux réconcilier les Français avec le politique, le Parlement, l'exécutif et donc à faire mieux fonctionner la démocratie, à mieux fabriquer la loi, alors il faut y aller. Mais si c'est pour faire un coup qui sera oublié quelques mois après, alors ca ne sert à rien", a-t-il ajouté.

Le sénateur des Yvelines, qui a rappelé qu'un "groupe de travail transpartisan" au Sénat doit formuler des propositions le 24 janvier, a évoqué des points de convergence sur la réforme institutionnelle ou sur lesquels il est possible de travailler, comme la suppression de la Cour de Justice de la République (CJR) ou la composition du Conseil constitutionnel.

Mais, a-t-il prévenu, "j'ai plusieurs lignes rouges ou très fortement clignotantes".

Il a ainsi exprimé sa "méfiance vis-à-vis de la proportionnelle", se disant aussi "très attentif à une France fracturée" et à la "territorialisation des députés et des sénateurs". 

M. Larcher de nouveau critiqué l'idée "gadget" d'une limitation des mandats dans le temps, soulignant que "cela concerne 12 sénateurs sur 348 aujourd'hui".

Quant à la réduction du nombre de parlementaires, il a campé sur sa demande de conserver pour les sénateurs "un ratio mathématique de O,6 du nombre de députés". Ce seuil, qui reviendrait si les députés sont réduits de 577 à 400 à avoir 240 sénateurs, correspond à "la pratique constitutionnelle des 3/5e", le seuil de suffrages exprimés requis au Congrès pour toute révision de la Constitution, a-t-il observé. 

Il s'est aussi prononcé contre l'inscription du nombre de parlementaires dans la Constitution, pour ne pas "figer les lois électorales qui peuvent être amenées à répondre à des crises politique ou à des situations particulières".

Le président LR du Sénat, pour qui Emmanuel Macron "doit prendre en compte plus le Parlement", s'est par ailleurs présenté comme "rond dans tous les sens du terme", mais "aussi déterminé".

"Quand je dis non, c'est le non d'Antigone, un non rare mais sur lequel on ne revient pas", a-t-il glissé 

 
50 commentaires - Révision de la Constitution: "des lignes rouges ou fortement clignotantes", selon Larcher
  • Tout référendum (le nouveau nom du plébiscite) est une escroquerie. Qui possède les médias obtient le résultat qu'il veut. Y aurait-il 60% d'abstentionnistes que le vote serait toujours valide. Il fallait vraiment être imbécile pour aller voter une constitution par oui ou non.

  • Macron devient tellement autoritaire qu il fait peur !! a quand le vote obligatoire a partit unique ça semble aitre l état d esprit de notre président !!!!!

  • La sagesse n'est elle pas le fruit de l'expérience ?

  • M Larcher est un homme sage et d'expérience! le Sénat ne fonctionne pas si mal est constitue un contre poids à l'assemblée LRM heureusement.. mais il est nécessaire de moderniser notre constitution

    Le sénat est totalement inutile. Des députés élus au suffrage universel direct suffient. Cout du Senat 400 millions par an , une grosse paille !

    a sacha28
    sans doute avez vous raison, mais aucun gouvernement en France n'acceptera le suffrage universel alors il faut un contre pouvoir ! une fois les élections passées qui demande notre avis sur les différentes décisions prisent par ceux qui prétendent nous gouverner pour notre bien?
    le peuple n'est jamais consulté en dehors des dites élections et nos élus une fois en place oublient toutes leurs belles promesses !! quelque soit le parti dont ils dépendent... c'est ce dernier qui décide!

  • réformer quoi ? c'est tous des beaux parleurs

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