Revenu universel : Benoît Hamon rabote un peu plus sa proposition pour les 18-25 ans

Revenu universel : Benoît Hamon rabote un peu plus sa proposition pour les 18-25 ans ©Capture France 2

Le Monde.fr, publié le vendredi 10 mars 2017 à 07h11

Le candidat à l'élection présidentielle, vainqueur de la primaire à gauche, était l'invité de "L'Emission politique" jeudi 9 mars sur France 2. Face au journaliste économique François Langlet, il a nié avoir jamais proposé d'instaurer un revenu universel, attribué à tous sans conditions, d'ici 2022.

Pourtant, dans un entretien accordé au youtubeur Hugo Travers en janvier, il affirmait : "Je préconise que le revenu universel d'existence versé à tous les Français au terme du quinquennat".



Sur France 2, le candidat a enterré l'idée de verser un revenu universel d'existence dès 2018 à "tous les jeunes de 18 à 25 ans" sans condition. En effet, le socialiste a affirmé que les jeunes bénéficiant des 600 euros mensuels seront plutôt les jeunes sans ressources, par exemple les étudiants.

Ceux qui ont un petit boulot toucheront "un peu moins", selon lui, citant le cas d'un étudiant qui travaillerait un jour sur cinq et recevrait 500 euros nets avec sa mesure. Le montant de l'aide serait dégressif en fonction des revenus... et même nul pour ceux qui toucheront 1,9 smic ou plus. Il n'est donc plus vraiment question d'un revenu "universel" pour les 18-25 ans.

Ce coup de rabot peut s'expliquer par la question sensible du financement : Benoît Hamon chiffrait sa promesse à 45 milliards d'euros par an pendant la primaire socialiste, mais il parle désormais de 35 milliards d'euros. Pour faire baisser le coût de sa promesse tout en lui ajoutant un nouveau volet (le complément de revenu sur la fiche de paie des salaires inférieurs à 1,9 smic), il fallait bien couper quelque part. On sait désormais où.

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