Réunions non-mixtes: Pulvar a "réparé", estime Hidalgo

Réunions non-mixtes: Pulvar a "réparé", estime Hidalgo
Audrey Pulvar photographiée en février 2019 à Paris

, publié le mercredi 31 mars 2021 à 11h17

Audrey Pulvar, candidate du PS aux régionales en Ile-de-France, a "réparé" ses propos sur les réunions non-mixtes qui lui ont valu les attaques à droite et des critiques à gauche, a estimé mercredi la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

"Je ne pense pas qu'Audrey Pulvar fasse partie de la gauche indigéniste et racialiste", a déclaré Anne Hidalgo sur RMC/BFMTV, estimant que son adjointe à l'alimentation durable avait "réparé" la polémique née de ses propos en "précisant sa pensée et sa parole" dans une tribune publiée dans Le Monde mardi.

A Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait si on pouvait demander à une personne blanche de se taire dans ces réunions, comme évoqué par Mme Pulvar sur la même antenne samedi, Anne Hidalgo a répondu: "évidemment non". 

"Je vis dans une société mixte: je veux que tous, hommes, femmes, quelle que soit l'orientation sexuelle, quelle que soit la pigmentation de la peau, on soit des enfants de la République", a déclaré l'élue socialiste, candidate potentielle à l'élection présidentielle de 2022.

Après avoir estimé samedi, à propos des réunions "non-mixtes" pour les personnes s'estimant victimes de racisme, qu'une personne blanche ne devait pas en être exclue mais qu'on "peut lui demander de se taire", Audrey Pulvar a corrigé le tir mardi. "Se taire, c'est généralement ce que l'on fait, quand on veut réellement écouter l'autre, avant ensuite de prendre la parole", s'est-elle justifiée.

Les propos initiaux d'Audrey Pulvar lui ont valu les attaques de la droite et de l'extrême droite, du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, mais aussi des critiques à gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure jugeant sa phrase "malheureuse".

"Je n'ai pas compris les silences gênés du PS" vis-à-vis de Mme Pulvar, a réagi mercredi sur RMC le candidat EELV à l'élection francilienne Julien Bayou.

A gauche, "il y a des fractures et on le voit bien", a reconnu Anne Hidalgo en rappelant les divisions de la présidentielle 2017. "La gauche est en train de se suicider et moi je ne m'en réjouis pas", a estimé son opposante LR à Paris Rachida Dati sur France Inter.

Interrogée sur l'appel du député européen EELV Yannick Jadot lancé aux écologistes et à la gauche à se mettre rapidement autour d'une table en vue de 2022, Mme Hidalgo a estimé que c'était "une très bonne idée", voyant la "social-écologie et la République au cœur" de ce rassemblement. Pour atteindre cet objectif, "je ne suis pas très fan de la primaire", a-t-elle souligné.

Après avoir estimé à l'automne que les Verts avaient "un problème de rapport à la République", Mme Hidalgo a estimé "qu'ils sont en train de le clarifier".

La maire PS de Paris a par ailleurs indiqué n'avoir "pas de position fermée" quant à l'éventuel report des élections régionales, fixées les 13 et 20 juin, en raison de la pandémie. Elle a réclamé "un débat public" et une décision prise "avec la représentation nationale".

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