Retraites: "une profonde erreur" si le gouvernement "persiste", estime Berger (CFDT)

Retraites: "une profonde erreur" si le gouvernement "persiste", estime Berger (CFDT)
Le Secrétaire général de la CFDT Laurent Berger parle à la presse après que le Premier ministre français a dévoilé les détails d'un plan de réforme des retraites devant le CESE (Conseil économique, social et environnemental) ...
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, publié le lundi 16 décembre 2019 à 12h51

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé lundi que le gouvernement ferait "une profonde erreur politique s'il persiste" sur l'"âge d'équilibre" de 64 ans, en pleine mobilisation contre son projet de réforme des retraites.

Sur cette mesure d'âge dont l'objectif affiché est de maintenir l'équilibre financier du régime, "le gouvernement fait une profonde erreur en terme de justice sociale et aussi une profonde erreur politique s'il persiste", a insisté le leader syndical à l'antenne de franceinfo.

Le gouvernement peut-il "lâcher" sur cette question? "Je n'en sais rien mais ce serait folie de ne pas le faire", affirme M. Berger qui a appelé à la grève et la manifestation mardi pour protester contre ce point précis, qu'il a qualifié de "verrue" du projet de système universel de retraites par points que sa confédération défend par ailleurs. 

Alors qu'on attend toujours de savoir quand il sera reçu, aux côtés de l'Unsa et de la CFTC à Matignon, le responsable du premier syndicat français a assuré qu'il avait des "échanges avec les conseillers" depuis son échange téléphonique avec Édouard Philippe jeudi.  

Laurent Berger a donné en exemple "des gens qui travaillent aujourd'hui dans tous les secteurs professionnels mais notamment dans la métallurgie, dans le bâtiment et les travaux publics, dans l'agroalimentaire (...)  qui, en 2022, auront tous leurs trimestres, tout comme il faut" mais qui "seront obligés de travailler en 2022 quatre mois de plus, en 2023 huit mois de plus, en 2024 un an de plus". 

"La question de l'équilibre budgétaire des retraites ne nous désintéresse pas", a-t-il assuré, mais "dans le cadre de la future gouvernance" et non "imposé" par le gouvernement. 

Laurent Berger a une nouvelle fois plaidé pour une "trêve" dans la grève des transports à Noël. "J'espère" que la CFDT-Cheminots, engagée depuis le 5 décembre dans le mouvement, observera cette trêve, a-t-il dit.  

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