Retraites : "Oui, il faut travailler plus longtemps", tranche le patron de LREM

Retraites : "Oui, il faut travailler plus longtemps", tranche le patron de LREM
Stanislas Guerini à Paris, le 20 octobre 2020.
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publié le jeudi 10 juin 2021 à 14h46

"Soit on augmente les cotisations", "soit on baisse les pensions", "soit on travaille plus longtemps", a tranché Stanislas Guerini.

Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, a estimé jeudi 10 juin que les Français devaient "travailler plus longtemps", estimant que le système des retraites devait être réformé, comme le souhaite l'exécutif.

"C'est trop tôt pour dire si on va le faire avant ou après 2022", a-t-il dit sur Sud Radio. Mais "je crois qu'il faut faire cette réforme de retraites et que, oui, il faut travailler plus longtemps", car c'est "le sens de l'Histoire".

Selon lui, "il y a trois manières de faire si on veut pérenniser notre système : soit on augmente les cotisations, c'est-à-dire les impôts -nous on a déjà dit très clairement qu'on n'augmentera pas les impôts dans ce quinquennat-, soit on baisse les pensions -et on a dit extrêmement clairement que nous ne voulions pas faire ça-, soit on travaille plus longtemps".

"Mais ça veut dire aussi être en capacité de faire travailler les seniors, parce qu'on ne peut pas se contenter d'une situation où on a un chômage plus important qu'ailleurs pour les plus de 55 ans", a-t-il souligné.


Aurore Bergé, présidente déléguée de LREM et N° 2 sur la liste du parti présidentiel aux régionales dans les Yvelines, a plaidé jeudi dans une vidéo sur le site du journal L'Opinion pour poursuivre "des réformes économiques", "notamment la question des régime spéciaux de retraite" : "Je crois qu'il faut qu'on arrive à y mettre un terme".

Si Emmanuel Macron parvenait à faire voter une réforme des retraites avant l'élection présidentielle de 2022, "il mettrait dans la nasse une partie de la droite qui a souhaité cette réforme, mais on pourra dire qu'il aura pris son risque. Ce serait un courage partagé : à lui de la faire, à nous de la voter, si elle va dans le bon sens", commente Eric Woerth, le président LR de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, favorable à un âge de départ repoussé à 65 ans, dans un entretien au Huffington Post jeudi.


Le président Macron a alimenté les spéculations début juin en réaffirmant qu'il devra prendre des décisions "difficiles" pour que la dernière année du quinquennat soit "utile". Sur le dossier des retraites, il a souligné que "rien n'était exclu", mais que la réforme "très ambitieuse" qui était sur les rails avant d'être fauchée net par la crise du Covid ne pourrait pas être "reprise en l'état". Dans la foulée, les syndicats ont mis en garde le gouvernement contre l'adoption d'une telle réforme avant 2022. 

Selon le patron des députés LREM, Christophe Castaner, "toutes les hypothèses sont sur la table" mais "aucune décision n'est prise", notamment concernant le calendrier.

Tout en jugeant que le dossier doit faire partie des débats de la présidentielle, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux juge que "la réforme de l'assurance-chômage est plus urgente que celle des retraites".

"Le cœur de notre mobilisation aujourd'hui (...), c'est la question du travail", a abondé mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en rapportant que pour Emmanuel Macron, il fallait "regarder sereinement les choses et dire la vérité à nos concitoyens".

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