Retraites : "La réforme du gouvernement va être le hold-up du siècle", estime Marine Le Pen

Retraites : "La réforme du gouvernement va être le hold-up du siècle", estime Marine Le Pen
Marine Le Pen le 7 octobre 2019 à l'Assemblée nationale.

, publié le jeudi 21 novembre 2019 à 07h51

Dans un entretien à 20 Minutes, la dirigeante du Rassemblement national a fustigé la réforme des retraites du gouvernement, indiquant que des responsables de son parti seraient "sûrement" dans la rue le 5 décembre. 

"Si la France est bloquée du fait de la mobilisation c'est de la faute exclusive du gouvernement". Dans une interview à 20 Minutes la présidente du Rassemblement national affirme qu'"il y aura sûrement des responsables du RN", dans les cortèges jeudi 5 décembre, journée de mobilisation contre la réformes des retraites.

Pour la présidente du Rassemblement national, le système français "fonctionne plutôt bien pour peu que le gouvernement crée de l'emploi et mette en œuvre une politique de natalité, ce qu'il est incapable de faire. Notre système des retraites est remarquable, il faut le sauver. La réforme du gouvernement va être le hold-up du siècle", a-t-elle affirmé dans cet entretien mis en ligne mercredi 20 novembre dans la soirée. Toutefois, elle ne défilera pas considérant que "ce n'est pas le rôle d'un dirigeant d'un mouvement politique, sauf situation très exceptionnelle".




Pour le Rassemblement national, une retraite à taux plein à 60 ans est possible. Comment ? "Le gouvernement est mauvais sur la natalité et l'emploi. Il fait des dépenses inconsidérées pour l'immigration de plus en plus massive et anarchique et demande aux Français de payer. Pardon, mais la retraite n'est pas un cadeau du ciel, les Français cotisent", dénonce Marine Le Pen. 

Macron, "c'est lui le chaos"

Pour Marine Le Pen, la crise des "gilets jaunes" est due au manque de représentativité à l'Assemblée nationale. La députée du Pas-de-Calais considère que la France n'est "pas une démocratie" à "partir du moment où la volonté du peuple n'est pas exprimée" à l'Assemblée. Si bien que la seule "possibilité (laissée) aux Français pour exprimer leur désaccord", c'est "la rue". "J'ai toujours dit qu'il y avait une aspiration démocratique des 'gilets jaunes' à laquelle aucune réponse n'a été apportée. Le premier parti de France est représenté par 0,2 % des parlementaires, donc l'Assemblée n'est pas représentative. Ça pose un problème fondamental. Qu'est-ce qui est laissé comme possibilité aux Français pour exprimer leur désaccord ? La rue. Il n'y a pas d'autres moyens que celui-là", soutient la dirigeante d'extrême droite.



Interrogée sur la grogne des étudiants, Marine Le Pen a également formulé des propositions. Selon elle, "le choix raisonnable serait d'augmenter les bourses et d'accorder une priorité d'accès au logement étudiant aux Français". 

Marine Le Pen est prête à rejouer le match de la présidentielle contre Emmanuel Macron en 2022. Selon elle, le contexte n'est plus le même. "Le côté 'moi ou le chaos', qu'il a joué à la présidentielle de 2017, est un peu compliqué à défendre avec ce qui se passe dans les rues tous les samedis. Pour l'instant, c'est lui le chaos, tout le temps, toutes les semaines"

 

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