Retour en France : Manuel Valls "ne veut pas être ridicule"

Retour en France : Manuel Valls "ne veut pas être ridicule"
L'ancien Premier ministre Manuel Valls, le 19 juin 2019 lors d'une conférence de presse à Barcelone.

, publié le vendredi 22 mai 2020 à 09h55

L'ancien Premier ministre, qui laisse entendre qu'un remaniement sera nécessaire pour sortir de la crise, estime que la question de son éventuel retour dans un gouvernement français "n'est pas le sujet", pour le moment. 

Manuel Valls accepterait-il de rejoindre le gouvernement si Emmanuel Macron le lui proposait ? Reviendrait-il en France ? "Je ne réponds pas à cette question", a réagi sur RTL l'ancien Premier ministre. "J'aime la France, j'aime les Français, la France est ce pays qui m'a tout donné...

Mais je ne veux pas être ridicule", a poursuivi Manuel Valls, aujourd'hui conseiller municipal à Barcelone. "Ce n'est pas le sujet" pour le moment, a-t-il ajouté, expliquant qu'il fallait d'abord "réussir" à sortir du confinement. "Et la France, grâce aux Français, est en train de le réussir", a-t-il déclaré.



Pour préparer "le monde d'après", Manuel Valls estime qu'il "faudra un gouvernement particulièrement solide face à la tempête économique, sociale et politique qui s'annonce" et laisse entendre la nécessité d'un remaniement. "Nous sommes dans un moment exceptionnel, tous les pays sont touchés par les conséquences de cette crise économique et sociale. De cette crise peut naître le meilleur mais aussi le pire parce qu'il y a une mise en cause des institutions, une crise de confiance qui est profonde partout", explique l'ancien Premier ministre.

"Cette crise nécessite une stratégie claire, des grandes priorités autour de la souveraineté industrielle, de la transition écologique, de la reconstruction de notre système de santé, d'un service public puissant, d'une autre manière de faire de la politique. Cela nécessite beaucoup d'unité nationale, beaucoup de responsabilités de la part de tous", poursuit Manuel Valls. Selon l'ancien Premier ministre, c'est le rôle du président de la République de définir le nouveau cadre. "C'est sur lui que repose la responsabilité essentielle" car "c'est lui que les Français ont élu". 

"Le pays est très divisé, très fracturé", regrette-t-il. Si "tous les partis ne viendront pas au gouvernement" selon lui, "il faut rassembler", "essayer de dépasser les fractures et les divisions", en incluant "les partenaires sociaux, les élus, les associations, les Français d'une certaine manière".

Concernant le travail du Premier ministre, "Édouard Philippe fait bien son job", estime Manuel Valls, lui apportant son soutien en tant que membre "de la confrérie des anciens Premiers ministres".
 

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