Retailleau: les masques, "symbole d'une mauvaise gestion" de la crise

Retailleau: les masques, "symbole d'une mauvaise gestion" de la crise
Bruno Retailleau place de l'Elysée à Paris, le 5 février 2019

, publié le vendredi 10 avril 2020 à 17h06

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a fustigé vendredi la "communication chaotique" des autorités sur l'utilisation des masques de protection du coronavirus, "une affaire qui restera comme le symbole d'une mauvaise gestion" de la crise en France selon lui. 

"C'est parfaitement chaotique. Les fameuses théories du gouvernement qui prétend qu'il ne faut pas généraliser les masques, ce n'est que l'alibi d'une insuffisance, de la pénurie de masques", a-t-il estimé sur CNews.

"Cette affaire de masques restera dans cette crise comme le symbole d'une mauvaise gestion (...)  Il y a une contradiction depuis le départ. Bien sûr qu'il y a une pénurie de masques, bien sûr qu'il faut porter des masques pour protéger les autres et se protéger soi-même", a poursuivi le sénateur de Vendée.

"Les Français ne comprennent pas et ils soupçonnent que derrière cette communication cacophonique et chaotique, le gouvernement cache son impuissance et son impréparation", a-t-il conclu.

La députée et porte-parole de LREM Aurore Bergé a elle défendu, sur la même chaîne, la stratégie du gouvernement "d'établir des priorités" face à ce "qui a été pendant longtemps une pénurie mondiale" de masques afin de protéger d'abord "les personnels soignants" et "progressivement ceux qui continuent à travailler".

A propos de la généralisation éventuelle des masques, elle estime que "si le conseil scientifique, si l'OMS recommandent cette généralisation alors il faudra généraliser". "C'est notamment une option dans le cadre du déconfinement progressif pour pouvoir progressivement retourner à la normale et éviter qu'il y ait un nouveau risque de reprise de l'épidémie", a-t-elle fait valoir.

Selon un sondage Odoxa diffusé jeudi, trois Français sur quatre (76%) pensent que le gouvernement leur "a caché la vérité" sur  les masques parce qu'il n'y en avait "pas suffisamment pour les soignants". 23% considèrent au contraire qu'il a été "transparent" en disant ce qui lui semblait juste d'après les éléments scientifiques dont il disposait, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info.

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