Réouverture des écoles : "Nous ne sommes pas encore prêts", estime Olivier Faure

Réouverture des écoles : "Nous ne sommes pas encore prêts", estime Olivier Faure
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure à l'Assemblée, le 28 avril 2020.
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, publié le mardi 05 mai 2020 à 12h50

Lors d'une interview interrompue par l'irruption de son jeune fils, le premier secrétaire du PS a estimé que les enfants ne devaient pas être "les cobayes d'une expérience qui pourrait être malheureuse".

Faut-il rouvrir les écoles à partir du 11 mai ? "Si j'avais à me poser la question, je chercherais à savoir dans quelles conditions l'école rouvre", a répondu mardi 5 mai sur Cnews le Premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure, en précisant que ses propres enfants n'étaient pas concernés par la reprise car pas prioritaires.



En effet "je ne souhaite pas que mes enfants, ni qu'aucun enfant de France, soient les cobayes d'une expérience qui pourrait être malheureuse", a ajouté le responsable lors de cette interview égayée par l'interruption de son jeune fils encore ensommeillé. Selon lui, "personne en France ne doit se tenir tenu par le pari présidentiel, on ne joue pas la vie des uns et des autres à pile ou face : pile je gagne, face c'est le retour de l'épidémie".

Alors que plus de 300 maires d'Île-de-France ont écrit à Emmanuel Macron pour lui demander de repousser la réouverture des écoles, Olivier Faure a estimé qu"'il faut donner raison à ces maires" puisque "dans les villes très denses comme en Île-de-France vous ne pouvez pas faire comme si le virus avait disparu".

Plus généralement, il s'est dit "évidemment pour la reprise" car "nous ne pouvons pas rester confinés indéfiniment", mais "l'évidence que rapportent les maires, les soignants, les enseignants, est que nous ne sommes pas encore prêts". "Je souhaite que la santé des Français ne soit pas bradée au prix d'une reprise qui serait trop improvisée et impréparée", a-t-il ajouté.

Sur la prolongation de l'état d'urgence sanitaire, le responsable socialiste a mis en garde: "Quand la situation ordinaire devient celle du virus, on ne peut pas prolonger une situation extraordinaire pendant laquelle le gouvernement dirige seul avec un Parlement ramené à la portion congrue."

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