Rentrée scolaire : "La remontée des cas de contamination est un des scénarios possibles", admet Jean-Michel Blanquer

Rentrée scolaire : "La remontée des cas de contamination est un des scénarios possibles", admet Jean-Michel Blanquer
Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, le 26 août 2021.
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publié le mercredi 01 septembre 2021 à 10h47

Si le variant Delta du Covid-19 fait peser un risque sur la rentrée scolaire, le ministre de l'Education nationale mise tout sur la vaccination. 

Après un nouvel été placé sous le signe du Covid-19, le Premier ministre Jean Castex juge que "nous sommes sur la bonne voie pour un retour à la vie normale", avec une quatrième vague "relativement maîtrisée" grâce à la vaccination. Mais la rentrée scolaire fait craindre une reprise épidémique. "Dans cette population non vaccinée (les moins de 12 ans, nldr) le risque de circulation intense du virus à la rentrée est très élevé", a alerté le conseil scientifique dans une note remise au gouvernement le 20 août et actualisée le 25 août.

Un risque admis mercredi 1er septembre par le ministre de l'Education nationale, qui a néanmoins tenu à rassurer.



"La remontée des cas de contamination après la rentrée est un des scénarios possibles", a reconnu Jean-Michel Blanquer sur France Inter, à la veille de la rentrée scolaire. "Nous avons un handicap supplémentaire, le variant Delta, plus contagieux, mais un atout supplémentaire, le vaccin, que nous n'avions pas auparavant", a-t-il toutefois ajouté. Le ministre cite l'exemple de la Réunion, où la rentrée a eu lieu il y a 15 jours. Avec un taux de vaccination moins important que la métropole et l'application du scénario 2 (sur quatre) du protocole sanitaire, moins de 0,2% des classes sont actuellement fermées. 

"Je n'ai jamais dit que le virus s'arrêtait à la porte de l'école, je ne suis pas assez stupide ou fou pour dire une chose pareille. En revanche j'ai toujours dit que ce n'était pas un lieu spécifique de contamination. Je dirais même plus, c'est un lieu souvent moins contaminant que d'autres car on respecte mieux les gestes barrières", a-t-il ajouté. 

Ce protocole numéro 2 sera également mis en place en métropole. Il impose le port du masque à tous les enseignants, aux élèves dès le CP et autorise tous les élèves à être accueillis en présentiel. Selon ces règles, un cas de Covid-19 dans une classe en primaire entraîne une fermeture, comme en juin. Au collège et au lycée, en cas de contamination dans une classe, seuls les élèves qui seront cas contacts non vaccinés devront s'isoler une semaine. 

"10 à 11% des enseignants pas vaccinés"

Si le pass sanitaire n'est pas obligatoire pour les enseignants, le ministre assure avoir une "grande confiance pour le corps enseignant".  "On a 78% des professeurs avec un schéma vaccinal complet et 11%" ayant reçu une première dose", a-t-il détaillé. Selon lui, "on a une frange de 10-11% (de non vaccinés) qui est en train de diminuer en ce moment" et "on va refaire une étude à la rentrée".

Jean-Michel Blanquer met également l'accent sur les tests. "A l'école primaire, il y aura 600.000 tests salivaires par semaine, et deux autotests par adulte et par semaine. Dans le secondaire, nous aurons des tests plus ciblés, puisque nous sommes sur une population majoritairement vaccinée". Si les tests antigéniques deviendront payants à partir de la mi-octobre, ils resteront gratuits pour les collégiens et les lycéens "à partir du moment où il sera réalisé en milieu scolaire", a par ailleurs assuré le ministre. 
 

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