Rentrée agitée : Bayrou demande à Macron de s'exprimer devant les Français

Rentrée agitée : Bayrou demande à Macron de s'exprimer devant les Français
François Bayrou et Emmanuel Macron à Aachen, en Allemagne, le 10 mai 2018.

, publié le jeudi 20 septembre 2018 à 11h05

Le président du Modem est également revenu sur l'audition d'Alexandre Benalla, estimant qu'il n'y avait "pas d'affaire Benalla".

L'affaire Benalla, la démission de Nicolas Hulot, le prélèvement à la source... Alors que l'exécutif fait face à une rentrée agitée, François Bayrou, le président du Modem, a appelé, jeudi 20 septembre sur CNews, Emmanuel Macron à s'exprimer devant les Français pour "rappeler le sens de son action".



"On a besoin qu'il s'exprime", a expliqué le président du Modem.

Alors qu'Emmanuel Macron a présenté, cette semaine, le plan pauvreté et la réforme de la santé, "désormais le moment vient où il va devoir, devant les Français, rappeler le sens de son action et, au fond aussi, ce qu'il a appris depuis 18 mois", a estimé François Bayrou au micro de Jean-Pierre Elkabbach.



"Seul le président peut remettre en perspective l'action"

Il n'y a "que le président qui puisse tracer le cadre, donner les grandes directions, les grandes orientations, du projet qu'il applique et a proposé aux Français", a-t-il poursuivi. "La chute des deux tours jumelles", le Parti socialiste et les Républicains à l'élection présidentielle de 2017, "n'était pas un accident, c'était l'attente profonde des Français, et seul le président peut remettre en perspective l'action", a ajouté le maire de Pau.

Si François Bayrou a évoqué "des éléments d'inquiétude" au sujet de la présidence, "Emmanuel Macron a en lui de quoi reprendre la maîtrise de ce grand projet", a-t-il rajouté.

"Je n'ai aucune distance avec le président de la République"

L'ex-ministre de la Justice d'Emmanuel Macron est revenu sur les rumeurs de mésentente avec le chef de l'Etat : "C'est n'importe quoi", a déclaré François Bayrou, avant d'ajouter : "Je n'ai aucune distance avec le président de la République, mais je défends cette exigence signée dans le contrat de l'élection présidentielle avec les Français", a-t-il souligné.



Interrogé sur l'audition par le Sénat, mercredi 19 septembre, d'Alexandre Benalla, le président du Modem a estimé qu'il n'y avait "pas d'affaire Benalla". "Il a fait une sortie de route en allant participer à une échauffourée où il n'aurait pas dû être (...) C'est répréhensible, mais ce n'est pas un crime", a-t-il conclu.

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