Renault : Edouard Philippe assure que l'Etat sera "extrêmement attentif"

Renault : Edouard Philippe assure que l'Etat sera "extrêmement attentif"
Edouard Philippe a expliqué que l'Etat se montrerait "intransigeant" avec Renault

, publié le mercredi 20 mai 2020 à 19h10

"Extrêmement attentif" voire "intransigeant". C'est en ces termes que le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué la position de l'Etat face aux rumeurs de fermetures d'usines chez Renault.

Le constructeurs automobile Renault s'apprêterait à fermer quatre sites français révélait ce mercredi 20 mai le Canard Enchaîné.

Flins, Dieppe, Choisy-le-Roi et les Fonderies de Bretagne feraient les frais d'un vaste plan d'économie. Une annonce qui n'a pas manqué de faire réagir. 

Devant le Sénat ce mercredi après-midi, le Premier ministre Edouard Philippe s'est montré très ferme.  Même si le "plan n'est pas encore présenté et donc probablement pas encore arrêté", Edouard Philippe a assuré que l'Etat était "extrêmement attentif" à la situation. "Nous serons extrêmement attachés, voire intransigeants, à la préservation des sites en France", a-t-il déclaré. De fait, l'Etat français est le premier actionnaire de Renault avec 15% du capital et a prévu de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros pour le constructeur. 




Syndicats et responsables politiques sont vent debout

"Il y a une forme de responsabilité de l'entreprise à avancer, à se transformer mais aussi à tenir compte des réalités du pays qui l'accueille et d'une certaine façon le fait vivre", a mis en garde le Premier ministre soulignant que si "Renault est une entreprise mondiale", "sa marque française est évidente".  

Selon une source proche du dossier, à Flins (Yvelines), il ne s'agirait pas d'une fermeture, mais de l'arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité. Syndicats et responsables politiques de tous bords se sont immédiatement élevés contre cette éventualité. "Quand on veut réindustrialiser le pays, c'est impensable!" a réagi sur RTL le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
 

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