Remaniement : Marielle de Sarnez n'exclut pas de démissionner du gouvernement

Remaniement : Marielle de Sarnez n'exclut pas de démissionner du gouvernement
Proche de François Bayrou, Marielle de Sarnez fait partie des eurodéputés MoDem visés par une enquête préliminaire.

Orange avec AFP, publié le mardi 20 juin 2017 à 13h25

Emmanuel Macron pourrait bientôt être débarrassé de la plupart des épines logées dans son pied. Après l'exfiltration de Richard Ferrand vers la présidence du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée et après la démission de la ministre des Armées, la MoDem Sylvie Goulard, la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez a confié au Parisien qu'elle n'excluait pas de quitter, elle aussi, le gouvernement.

Elle est, comme Sylvie Goulard, visée par une enquête préliminaire dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés MoDem.

"Tout est ouvert pour moi. Le gouvernement ou la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée. Ce sont deux engagements passionnants", a-t-elle déclaré.


L'enquête visant le MoDem intervient au moment où le patron du parti et ministre de la Justice, François Bayrou, porte la loi sur la moralisation de la vie politique après une série d'affaires ayant alimenté la défiance de l'opinion à l'égard de la classe politique. Le parti centriste assure avoir respecté "toutes les règles". La ministre des Armées, Sylvie Goulard, a quant à elle annoncé mardi sa décision de ne plus "faire partie du gouvernement", pour pouvoir, le cas échéant, "démontrer librement (s)a bonne foi" dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs présumés au MoDem.

Une enquête préliminaire a été ouverte le 9 juin, après un signalement auprès du parquet d'un ancien salarié du MoDem, pour déterminer si le parti politique avait ou pas rémunéré des employés en les faisant passer pour des assistants parlementaires européens. M. Bayrou a assuré qu'il n'avait "jamais existé" d'emplois fictifs d'assistants parlementaires européens au sein de son parti.

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