Remaniement : Jean Castex quitte LR pour Matignon, une "trahison", selon Christian Jacob

Remaniement : Jean Castex quitte LR pour Matignon, une "trahison", selon Christian Jacob
Jean Castex et Emmanuel Macron à Créteil, le 9 janvier 2019.

, publié le vendredi 03 juillet 2020 à 16h39

Le nouveau Premier ministre, jusque là encarté chez les Républicains, a quitté son parti dans la matinée de vendredi 3 juillet. Une "trahison" pour le chef de file LR, Christian Jacob

Si Paris valait bien une messe pour Henri IV, lui aussi originaire du sud-ouest, Matignon vaut bien une carte LR pour Jean Castex.

Le nouveau Premier ministre a démissionné des Républicains dans une lettre reçue vendredi 3 juillet matin par le parti, a-t-on appris auprès de LR.


"Nous avons ce matin par la poste le courrier" où Jean Castex demande "à retirer son adhésion et à suspendre les prélèvements", a-t-on précisé. Le courrier du maire de Prades (Pyrénées-Orientales) ne donnait aucune précision quant aux motivations de ce départ.

Des signaux annonçaient ce départ, à en croire le président de LR Christian Jacob. Selon lui, Jean Castex "avait pris ses distances ces derniers jours", et que "de fait, à partir du moment où il s'inscrit dans la politique menée par Emmanuel Macron, bien évidemment il n'est plus aux Républicains".

"En matière de trahisons, on a donné déjà", avait-il ajouté. Jean Castex succède à Edouard Philippe, un autre transfuge des Républicains désormais accusé de trahison dans sa famille d'origine.

"Les Français en ont marre de ceux qui privilégient leur carrière plutôt que leurs convictions", a déclaré à l'AFP le numéro 2 de LR Guillaume Peltier pour qui cette nomination est une "clarification". "Emmanuel Macron est définitivement le président d'une république des hauts fonctionnaires et des énarques en laquelle les Français n'ont plus confiance", a-t-il ajouté.

"La lâcheté politique est devenue une banalité"

Pour le secrétaire général de LR Aurélien Pradié "la lâcheté politique est devenue une banalité" et Jean Castex "entre dans cette logique ultra coupable qui consiste installer dans notre démocratie l'idée que tout se vaut". Mais "ce n'est pas productif dans l'opinion", a-t-il ajouté, en soulignant que le nouveau chef du gouvernement n'était "pas une figure tutélaire de la droite".

Il n'est "pas identifié comme de droite" auprès du grand public et il "n'a jamais exercé de responsabilités" de premier plan, a abondé Christian Jacob.
 

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