Régionales : Marine Le Pen se dit victime de "harcèlement" politique de la part d'Eric Dupond-Moretti

Régionales : Marine Le Pen se dit victime de "harcèlement" politique de la part d'Eric Dupond-Moretti©FRANCOIS LO PRESTI / AFP

publié le dimanche 09 mai 2021 à 21h50

En pleine campagne pour les élections régionales, Marine Le Pen a critiqué Eric Dupont-Moretti, présent sur la liste LREM dans les Hauts-de-France, qu'elle juge "insultant" et "injurieux".

Les esprits s'échauffent à quelques semaines des élections régionales. Marine Le Pen a accusé dimanche 9 mai le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, candidat dans les Hauts-de-France, de "harcèlement" politique à son égard, fustigeant son "incroyable violence" et son "mépris".


La candidate RN à l'Elysée, qui avait ironisé samedi sur "l'obsession" du ministre pour elle, en se disant "preneuse" d'un bracelet anti-rapprochement, a expliqué sur LCI avoir "répondu par le sourire au harcèlement dont Eric Dupond-Moretti fait preuve à mon égard".

"Le président de la République s'honorerait à expliquer au ministre de la Justice que quand on a cette charge si lourde, (...) on ne peut pas habiter cette fonction sans impartialité, sans courtoisie républicaine, sans décence, sans dignité, sans réserve", a ajouté la présidente du Rassemblement national qui reproche au ministre de la Justice d'être "insultant" et "injurieux" quand notamment il "(parle) de chasser un parti politique".

Marine Le Pen reproche aussi au ministre une "incroyable violence, la volonté de diviser, (...) le mépris à l'égard de millions d'électeurs" et "l'insulte permanente envers la cheffe de l'opposition". Eric Dupond-Moretti, candidat aux régionales dans le Pas-de-Calais, où Marine Le Pen est députée, a déclaré vendredi qu'il ne voulait "pas chasser sur les terres du Rassemblement national" mais "chasser le Rassemblement national de cette terre".

Une candidature qui fait débat

"Croyez-vous qu'il soit décent que, face à cette actualité" sur l'insécurité, "le ministre de la Justice aille faire une campagne électorale ? moi je ne le crois pas", a poursuivi la dirigeante d'extrême droite qui a redit que cette candidature était "une très bonne nouvelle pour le RN car il va à l'évidence mobiliser nos électeurs".

Elle a fait valoir qu'à l'inverse, son ministre de la Justice, si elle accède à l'Elysée, "ne divisera pas. Il rassurera les Français et sera la représentation incarnée de l'équité, de la dignité et de l'impartialité". Marine Le Pen a par ailleurs estimé que le parti Les Républicains était une "fausse opposition" parce qu'il avait des candidats aux régionales qui soutenaient Emmanuel Macron. "Cette fausse opposition que représente LR (...) est une forme de trahison des électeurs".
 

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