Régionales : le gouvernement recherche "le consensus" avant de trancher sur un éventuel report

Régionales : le gouvernement recherche "le consensus" avant de trancher sur un éventuel report©Theo Rouby / AFP

, publié le mercredi 31 mars 2021 à 16h45

Si les partis d'opposition plaident pour un maintien du scrutin en juin, du côté de la majorité, les avis sont partagés.

Faut-il de nouveau reporter des élections régionales et des départementales ? Après l'avis du Conseil scientifique, le gouvernement a expliqué rechercher "le consensus le plus large possible" avant de trancher sur la question. "On a vu sur ce sujet-là, comme sur tous les autres, qu'on recherche toujours le consensus le plus large possible", a fait valoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal lors du compte-rendu du conseil des ministres. "Mais évidemment, à la fin, c'est au gouvernement, à l'exécutif, qu'il revient de prendre les décisions en responsabilité", a-t-il ajouté.  



"Nous avançons étape par étape. Le rapport a été remis ; désormais il doit y avoir un dialogue, un échange avec les formations politiques", a encore souligné Gabriel Attal. Si les partis d'opposition s'accordent pour plaider pour un maintien du scrutin en juin, du côté de la majorité, les avis sont partagés.

Face à la situation sanitaire, le gouvernement a décidé cet hiver de repousser les élections initialement prévues en mars.

Mais le nouveau calendrier fixé prévoyait une clause de revoyure pour confirmer début avril les dates de juin sur la base de l'avis du Conseil scientifique. Dans son rapport rendu ces derniers jours, celui-ci a renvoyé à l'exécutif la décision "éminemment politique" d'un nouveau report, en pesant le pour et le contre d'un maintien en juin en fonction des conditions sanitaires.

Pour l'opposition, qui appelle à ne "pas confiner la démocratie", l'avis du Conseil scientifique rendu en début de semaine ne justifie pas un nouveau report, à l'image de l'Assemblée des départements de France (ADF), dont le président centriste Dominique Bussereau, souhaite le maintien du scrutin. 

A droite, le président de LR Christian Jacob s'est déclaré "pour le maintien des élections en juin en respectant un protocole sanitaire strict", qui s'appuierait sur les préconisations du Conseil scientifique "pour limiter au maximum les risques". Du côté du RN, sa présidente Marine Le Pen a estimé sur qu'il fallait que "les élections se tiennent, avec des consignes sanitaires respectées par tous, pour peu qu'elles ne soient pas délirantes", faisant valoir que d'autres pays avaient "maintenu leurs élections", malgré le virus. A gauche, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a également souhaité le maintien en juin "car la démocratie doit continuer à suivre son cours". Si la France était "le seul pays à changer son agenda, ce serait là aussi un grave échec" pour elle, a-t-il prévenu. "Il faut que les conditions soient à peu près correctes", a affirmé le député LFI Eric Coquerel, craignant un téléscopage avec la présidentielle de mai 2022 en cas de report des régionales à l'automne. 

Du côté de la majorité, les avis sont partagés. La députée LREM Yaël Braun-Pivet s'est déclarée pour le maintien : "les élections doivent avoir lieu le moment venu, et le moment venu c'est juin". Du côté du MoDem, en revanche, le patron du groupe centriste à l'Assemblée nationale, Patrick Mignola, s'est déclaré favorable au report des élections régionales et départementales à l'automne, selon lui comme la quasi-totalité des députés de son groupe. "Il n'y a pas de bonne solution", reconnaît le député Olivier Becht, patron du groupe allié Agir.

 

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