Régionales en Paca : Renaud Muselier échappe à l'exclusion des Républicains

Régionales en Paca : Renaud Muselier échappe à l'exclusion des Républicains
Le président sortant de Provences-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier le 4 mai 2021.

publié le mardi 04 mai 2021 à 13h11

Le président des Républicains Christian Jacob a assuré mardi que son parti n'était "pas du tout dans un sujet d'exclusion" de Renaud Muselier après l'alliance passée par ce dernier en Paca avec LREM pour les régionales.

Deux jours après l'alliance passée entre le président de la région Provence-Alpes Côte d'Azur Renaud Muselier et La République en marche, les cadres Les Républicains se sont réunis mardi 4 mai lors d'un comité stratégique. Dans une ambiance "tendue, mais franche", ainsi que l'ont rapporté des participants à plusieurs médias, les cadres du parti ont décidé de ne pas exclure Renaud Muselier, malgré le retrait de son investiture LR.

 

"On n'est pas du tout dans un sujet d'exclusion", a assuré le président du parti Christian Jacob, à l'issue de cette réunion. Dénonçant une "manoeuvre politicienne d'En marche", il s'est par ailleurs dit "convaincu qu'on va résister à cette déstabilisation", en assurant que le président sortant de la région Paca avait été "sensible à nos arguments". "Il va faire une communication et sur cette base on se réunira ce soir en comité d'investiture", et "je fais confiance à Renaud Muselier pour remettre de la clarté", a-t-il ajouté.




"Si on est dans la merde, c'est parce qu'on n'a pas de candidat à la présidentielle", a lâché lors de cette réunion Renaud Muselier, selon les informations du service politique de France Télévisions et du Figaro, tandis que Christian Jacob a pointé ses "amis malfaisants", en ciblant le maire de Nice Christian Estrosi et le maire de Toulon, Hubert Falco. "Tu es mon ami, mais tu ne peux pas être celui qui met une balle dans la tête de la droite", l'a de son côté attaqué le maire de Troyes François Baroin. 

Devant les caméras, Renaud Muselier a répété mardi midi à l'issue du comité stratégique qu'il n'y aurait "pas d'accord d'appareil" avec sa liste. "Je suis un homme libre", et "je n'ai jamais trahi", a-t-il ajouté en soulignant que "ce n'est pas le Premier ministre qui décide pour moi, pas le président de la République, pas ma formation politique". La veille, il avait déjà tenté calmer les esprits en précisant qu'il n'y aurait sur sa liste aucun "détenteur de mandats nationaux, que ça soit les ministres et les députés", alors que la secrétaire d'Etat Sophie Cluzel y avait annoncé sa présence, lundi dans L'Opinion. 

Interrogé sur la possibilité que LR présente une autre liste face à lui, Renaud Muselier a affirmé que "toutes les possibilités peuvent être là, mais je ne le pense pas". =1emLa date limite de dépôt des listes étant fixée au 17 mai "on est capables de le faire, mais on est dans un délai de dix jours, c'est compliqué", avait affirmé Christian Jacob avant la réunion. "Ce qui serait responsable, c'est que les Républicains gagnent cette élection" et "malgré les difficultés et les manoeuvres qui ont été celles du Premier ministre et d'En marche, on est capable de les surmonter très largement", a-t-il affirmé mardi midi.
 

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