Régionales en Paca : la liste d'union de la gauche se maintient au 2e tour, au grand dam d'EELV et du PS

Régionales en Paca : la liste d'union de la gauche se maintient au 2e tour, au grand dam d'EELV et du PS
Jean-Laurent Félizia, le 15 juin 2021 à Marseille.

publié le dimanche 20 juin 2021 à 23h20

La décision du Rassemblement écologique et social de se maintenir au deuxième tour des régionales face aux listes Rassemblement national et Les Républicains  fait grincer des dents chez les écologistes. Le patron du PS Olivier Faure appelle de son côté "solennellement" au retrait de la liste.

Donné loin devant le Républicain Renaud Muselier au premier tour des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, la tête de liste du Rassemblement national Thierry Mariani est finalement au coude-à-coude avec le président sortant dimanche 20 juin. Arrivé troisième, le Rassemblement écologique et social, liste d'union de la gauche, a annoncé qu'il se maintenait au second tour.




"Nous avons eu un débat collectif et nous avons décidé, si les résultats définitifs confirment les tendances, de maintenir la voix de la gauche", a annoncé, sous des applaudissements nourris, l'écologiste Jean-Laurent Félizia.

"Au second tour nous aurons un adversaire, le candidat sortant, et un ennemi, le RN", a expliqué le conseiller municipal du Lavandou (Var).

Une décision que n'approuvent pas EELV ni le PS. "Pour ma part, je ne soutiens pas cette décision, il y a un risque en Paca" de victoire du RN, a déclaré sur BFMTV l'eurodéputé Yannick Jadot tout en estimant que c'est aux leaders locaux de décider. "Ca ne me convient pas du tout du tout. Il y a un vrai risque du RN et c'est une question de dignité dans ces cas-là, de se retirer", a de son côté déclaré le maire EELV de Grenoble Eric Piolle sur France 3.

"J'appelle solennellement au retrait de la liste conduite par Jean-Laurent Félizia. Aucun risque ne peut être pris face à l'extrême-droite", a de son côté tweeté le premier secrétaire du PS Olivier Faure. 


Le chef de file du Rassemblement écologique et social, crédité de 15 à 16% au premier tour selon les estimations des instituts de sondage, a justifié ce maintien par le fait qu'avec les voix de Jean-Marc Governatori, chef de file de Cap Ecologie, tenant d'une écologie centriste, M. Muselier "devrait être en position de l'emporter sans avoir à chercher d'alliance artificielle". 

En 2015, la liste de gauche conduite par Christophe Castaner, alors au Parti socialiste, s'était retirée pour faire barrage à l'extrême droite conduite alors par Marion Maréchal-Le Pen, qui avait décroché plus de 40% des suffrages et avait une avance de 14 points sur la liste de droite menée par le maire de Nice Christian Estrosi.

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