Régionales en Île-de-France : sept élus MoDem décident de soutenir Valérie Pécresse plutôt que le candidat LREM

Régionales en Île-de-France : sept élus MoDem décident de soutenir Valérie Pécresse plutôt que le candidat LREM
La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, le 30 septembre 2020 à Pointoise (Val d'Oise)

, publié le lundi 08 mars 2021 à 17h00

Si le MoDem est l'allié de La République en marche au niveau national, il siège au côté de la présidente de la région Île-de-France ex-Les Républicains depuis 2015 et certains élus comptent bien continuer cette collaboration au-delà de 2021. 

Alors que les élections régionales se rapprochent, les tractations en coulisses s'accélèrent. En Île-de-France, la présidente sortante Valérie Pécresse a engrangé des nouveaux soutiens issus du MoDem.

Les sept conseillers régionaux sortants MoDem Yann Wehrling Béatrice Lecouturier, Farida Adlani, Thi Hong Chau Van, Sandrine Lamiré-Burtin, Huguette Fouché et Charlotte Baelde ont décidé de soutenir l'ex-membre des Républicains et désormais présidente du parti de droite Libres. Soit sept conseillers sur les 13 que compte le MoDem en Île-de-France.




Au niveau national, le parti de François Bayrou est pourtant l'allié de La République en Marche et s'est engagé à participer aux listes de la majorité présidentielle pour le scrutin de juin prochain. Mais les élus franciliens concernés ne veulent pas suspendre leur collaboration avec Mme Pécresse, au détriment de la tête de liste LREM Laurent Saint-Martin. En effet, en Île-de-France, le MoDem siège depuis 2015 au côté de l'ancienne ministre, et participe même à l'exécutif régional. 

"Nous souhaitons clairement la réélection de Valérie Pécresse. Nous ne croyons pas à la contestation d'un bilan auquel nous avons participé. Il n'y a pas de raison de s'arrêter en si bon chemin, il y a encore du boulot !", explique lundi 8 mars au Figaro Yann Wehrling. "Nous avons laissé le temps à la discussion interne pour aboutir à un constat de divergence sur la stratégie à poursuivre au premier tour. Nous plaidons pour notre part pour la cohérence", insiste l'ancien secrétaire général du MoDem.

Pas la première défection

Une prise de position qui pourrait bien lui coûter sa place au sein du parti centriste. "A ma connaissance, Valérie Pécresse n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature ni constitué ses listes. Si d'aventure des adhérents du MoDem devaient soutenir des listes qui ne sont pas soutenues par le MoDem, nos statuts sont très clairs, ils se trouveraient de facto à l'écart du parti. Il n'y a pas de fidélité de circonstance", a prévenu dans les colonnes du quotidien le secrétaire général du MoDem, Jean-Noël Barrot. 

"On travaille aujourd'hui avec Laurent Saint-Martin à un accord et à un projet pour l'Île-de-France. Je suis optimiste sur l'issue de ce travail commun", insiste-t-il. 

Ce n'est pas la première défection de ce type que le parti présidentiel subit. En décembre dernier, le délégué national d'Agir et maire de Fontainebleau (Seine-et-Marne), Frédéric Valletoux, a appelé à soutenir Valérie Pécresse, tout comme les conseillers régionaux sortants Agir -Daniel-Georges Courtois et Benoit Solès, alors que le parti est également un allié du parti d'Emmanuel Macron. "Une décision personnelle qui a été prise sans concertation avec les instances d'Agir", a assuré Franck Riester, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité qui préside le parti de centre-droit. 
 

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