Régionales en Île-de-France : l'hypothèse d'une quadrangulaire largement dominée par Valérie Pécresse au second tour

Régionales en Île-de-France : l'hypothèse d'une quadrangulaire largement dominée par Valérie Pécresse au second tour
La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, le 30 septembre 2020 à Pointoise (Val d'Oise)

, publié le lundi 29 mars 2021 à 05h00

SONDAGE. Une enquête BVA réalisée pour Orange et RTL souligne que la participation au premier tour de l'élection régionale en Île-de-France s'annonce encore plus faible qu'en 2015, avec seulement un Francilien sur trois qui se déplacerait pour voter. 

Alors que la crise du Covid-19 menace les élections régionales, certains présidents de région s'inquiétant d'un nouveau report du scrutin, la campagne se prépare tout de même en coulisses.

Bénéficiant d'une bonne image auprès des Franciliens, la présidente sortante Valérie Pécresse semble notamment bien placée pour se faire réélire à la tête de l'Île-de-France, révèle lundi 29 mars un sondage réalisé par l'Institut BVA pour Orange et RTL

Si elle ne s'est toujours pas officiellement déclarée candidate aux élections régionales du 13 et 20 juin, l'ex-membre des Républicains et présidente de Libres! est connue de 87% des Franciliens, juste devant la tête de liste PS Audrey Pulvar (77%), et loin devant le candidat du Rassemblement national Jordan Bardella (57%), de la France insoumise Clémentine Autain (51%), d'Europe-Ecologie-Les Verts Julien Bayou (40%) et de La République en marche Laurent Saint-Martin, bon dernier avec 18% des personnes interrogées qui disent le connaître. 

Valérie Pécresse suscite par ailleurs peu de rejet, seuls 29% des Franciliens en ont une mauvaise d’image et 59% d'entre eux se disent satisfaits de son action à la tête de la région.





Pécresse favorite devant une liste d'union de la gauche

Dans ce contexte, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, est la grande favorite de ce scrutin. Après avoir ravi la région à la gauche en 2015, elle arrive pour le moment en tête des intentions de vote du premier tour avec 31% des suffrages exprimés, un niveau similaire à son score des précédentes élections, devant Jordan Bardella (16%) et la liste LREM conduite par Laurent Saint-Martin (16%). 

A gauche, Audrey Pulvar et Julien Bayou sont au coude-à-coude, avec un léger avantage pour la liste menée par la socialiste : 12% pour l'actuelle adjointe à la maire de Paris et 11% pour le secrétaire général d'EELV). 





Cinq listes seraient donc en mesure de se maintenir au second tour, mais une fusion des listes de gauches et des écologistes, comme en 2015, est envisageable. Dans cette configuration et dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, la liste conduite par Valérie Pécresse serait en mesure de remporter l’élection avec 37% des suffrages, devant la liste d’union de la gauche et des écologistes (LFI, PC, PS, EELV et alliés) (28%), la liste du RN (19%) et la liste LREM (16%).  





La sécurité : priorité des Franciliens

La sécurité devrait être l'un des sujets les plus mis en avant dans cette campagne. En effet, près de la des Franciliens (49%) considère la sécurité et la délinquance comme la grande priorité pour la région. Ce sujet s’impose, loin devant tous les autres, à 10 points de plus que la priorité n°2, qui est la santé. 






Plus de la moitié des habitants d'Île-de-France se disent notamment inquiets des rixes entre bandes de jeunes. Une inquiétude non tant pour eux-mêmes (58%), que pour leurs enfants (82% des parents dont 41% "très inquiets") et surtout pour la société en général (86% dont 41% également "très inquiets"). 

Le Covid-19 pourrait nuire à la mobilisation des électeurs

Un thème exploitable si tant est que les électeurs se rendent aux urnes. Comme pour les élections municipales de 2020, le contexte sanitaire pourrait en effet avoir un impact sur la participation aux prochaines élections. C’est le premier frein des électeurs potentiels à se déplacer : près d’un tiers des Franciliens (32%) déclarent en effet que la situation sanitaire au moment de l’élection pourrait les conduire à ne pas aller voter. 







* Etude réalisée par l'Institut BVA auprès d'un échantillon de 1.231 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon de 1.350 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la région Île-de-France, interrogées par Internet entre le 18 et le 25 mars.
 

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