Réfugiés : Macron propose un financement européen pour les collectivités

Réfugiés : Macron propose un financement européen pour les collectivités

Ce mardi, Emmanuel Macron s'est adressé pour la première fois aux députés européens réunis à Strasbourg.

leparisien.fr, publié le mardi 17 avril 2018 à 11h55

Cette solidarité financière permettrait, selon le président, de dépasser l'épineuse question des « quotas » d'accueil de réfugiés.

Le président français Emmanuel Macron a proposé ce mardi de « créer un programme européen » pour financer les collectivités locales accueillant des réfugiés, afin de dépasser « le débat empoisonné » sur les quotas de répartition au sein de l'Union européenne (UE).

« Je propose de créer un programme européen qui soutienne directement financièrement les collectivités locales qui accueillent et intègrent les réfugiés », a expliqué le chef de l'Etat devant le Parlement européen réuni à Strasbourg.

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Actuellement, en France, c'est l'Etat qui finance l'accueil des réfugiés. Mais les collectivités locales, qui sont en première ligne pour gérer l'hébergement, l'accompagnement, la scolarisation des enfants, sont obligées de compléter les fonds nationaux, qui ne couvrent pas toutes les dépenses. Des fonds européens s'y ajoutent mais, en 2016, les 700 millions votés pour répondre à l'urgence humanitaire avaient été affectés aux pays en première ligne.

Réformer le «règlement de Dublin »

Les Etats membres de l'UE se sont donné jusqu'en juin pour s'accorder sur une réforme du « règlement Dublin », qui désigne quel pays a la responsabilité de traiter une demande d'asile faite en Europe. Ce dispositif décrié la confie presque toujours à ceux de première entrée dans l'UE, faisant peser une charge démesurée sur des pays comme la Grèce et l'Italie, mais sa réforme est enlisée depuis près de deux ans.

En 2016, l'Allemagne avait déjà tenté d'obtenir une solidarité financière de l'Europe, alors que le pays avait accueilli, en 2015, plus d'un million de réfugiés de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan. Wolfgang Schäuble avait proposé d'instaurer une taxe communautaire sur les carburants. L'Italie voulait distribuer des « obligations migratoires de l'UE ». Mais le débat n'avait pas abouti. A l'époque, l'UE avait déjà peiné à réunir les trois milliards promis à la Turquie pour freiner l'afflux des réfugiés syriens en Méditerranée.

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