Réformes: Philippe met l'accent sur l'application concrète et les "résultats"

Réformes: Philippe met l'accent sur l'application concrète et les "résultats"

Le Premier ministre Edouard Philippe s'apprête à participer à un nouveau "séminaire" gouvernemental destiné à coordonner et préparer l'action de l'exécutif, le 18 mars 2018 à Paris

A lire aussi

AFP, publié le dimanche 18 mars 2018 à 20h07

Edouard Philippe a mis l'accent dimanche sur le besoin du gouvernement de bien appliquer "dans le détail" les réformes lancées depuis l'élection d'Emmanuel Macron, afin d'obtenir "les résultats" attendus par les Français.

En arrivant à un nouveau "séminaire" gouvernemental destiné à bien coordonner et préparer l'action de l'exécutif dans les trois prochains mois, le Premier ministre a estimé que c'était la bonne application des réformes, et non leur rythme, qui était la question "la plus importante". 

Ce cinquième séminaire organisé par M. Philippe vise à "faire la somme de ce qui a été fait jusqu'à présent", "préparer les trois mois qui viendront" mais aussi "attirer l'attention des ministres sur l'importance que revêt l'exécution dans le détail des mesures que nous prenons", a-t-il dit à la presse à son arrivée à l'Ecole de cuisine Ferrandi, dans le VIe arrondissement de Paris.

Le risque est connu pour les gouvernements successifs: faire passer un texte au Parlement, puis rater sa mise en oeuvre concrète ou rester passif s'il entraîne peu d'effets réels. 

"Concevoir une réforme ou une nouvelle politique publique, c'est bien, la faire adopter, c'est bien aussi, mais faire en sorte qu'elle produise ses effets et que pour les Français ces effets soient visibles et bénéfiques, c'est encore mieux. Et c'est ce sur quoi nous allons insister aujourd'hui", a expliqué le locataire de Matignon.

Devant l'accumulation de réformes sensibles ces dernières semaines et face aux inquiétudes de surchauffe, l'exécutif a répondu que les réformes continueraient au même rythme. 

Ralentir ou accélérer le rythme des réformes, "c'est une question que je ne me pose pas". "La question qui me semble la plus importante, c'est celle des effets de ces réformes pour les Français" et l'application du programme d'Emmanuel Macron "de façon effective, précise et efficace", a insisté l'ancien maire du Havre.

La réforme qui s'annonce la plus délicate, celle de la SNCF, fait face à son premier grand test jeudi avec une journée de mobilisation des syndicats de cheminots, le même jour qu'un mouvement des fonctionnaires.

"Ce qu'attendent les Français, et ils ont raison, ce sont des résultats. Nous allons donc travailler pour leur en donner", a dit M. Philippe avant de rejoindre ses ministres pour une réunion devant durer trois heures.

Le gouvernement devrait notamment préciser le calendrier des principaux chantiers législatifs à l'issue de la réunion.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
53 commentaires - Réformes: Philippe met l'accent sur l'application concrète et les "résultats"
  • Alors que les Français les moins nantis ont subis des baisses de leurs retraites, les cheminots qui sont des privilégiés avec de nombreux avantages pour eux et leurs familles, ce mettent en grève pour défendre des avantages scandaleux auxquels ils s'accrochent désespérément, eh bien entendu la CGT défend bec et ongles ceux-ci sans état d'âmes, et ce sont les Français qui vont payer avec leurs impôts tous ces débordement financiers, quand on voit la tristesse des services que nous serions en droit d'attendre de la S N C F c 'est lamentable.

  • Les 46 milliards de dette de la sncf provient principalement de la construction des lignes à grande vitesse imposèe par les diffèrents gouvernements en place, payèe avec les deniers de la sncf, qui l oblige de plus ,a payer un droit de pèage pour faire circuler ses trains sur les lignes qu elle a construite, situation aberrante, la dette appartient à l etat, de plus les èlus voulaient avoir tous leur tgv, je doute que le gouvernement actuel regle la dette comme les prècedents.

  • les résultats sur les français , c'est une perte de pouvoir d'achat

  • les resultats on s'en rend compte . tous les jours une taxe nouvelle , hausse de la csg
    ,diminution de l'isf ou plutot suppression carrement de l'isf sur le mobilier ce qui veut dire que celui qui possede des millions en banque ne sera pas taxe bilan des resultats enrichissement des plus aises et appauvrissement des plus demunis . joli resultat dont vous pouvez etre fier

  • Les réformes au pas de charge et la SNCF. Des nouvelles d'outre Manche.
    La qualité du service ferroviaire se détériore à vitesse grand V outre-Manche,
    20 ans après la privatisation de British Rail. Hausse incontrôlée du prix des billets,
    trains supprimés et réduction du personnels conduisent 2/3 de Britanniques à,
    souhaiter une renationalisation complète. 14% du budget mensuel pour se rendre au travail. Selon des estimations du Labour, le prix des billets annuels a augmenté,
    de 27% depuis 2010. Après avoir comparé les prix de 200 lignes, ils estiment,
    à (3.222 euros) le coût du trajet, soit 594 livres (686 euros) de plus qu'en 2010.
    Est-ce que dans 10 ans on dira pareil de notre SNCF en France ?
     

    avatar
    Laurencedarabi  (privé) -

    Salut Strat, c'est tout à fait l'effet de la privatisation, ce sera pareil pour la SNCF, hélas !
    "Le 22 mars prochain est le rendez-vous de la résistance sociale contre la politique du gouvernement. Les femmes et les hommes de tous les secteurs du rail et des services publics se retrouvent dans un combat commun. Ils vont créer un rapport de force avec le gouvernement. Car celui-ci ne démantèle le service public du pays que pour appliquer la feuille de route de la Commission Européenne. Les décisions gouvernementales n’ont pas d’autres raisons d’être. Les syndicats de salariés sont unis pour l’action. Tous nous savons que leur engagement se fait directement pour notre bien à tous et dans l’intérêt général" JLM.

    Pour notre bien à tous et dans l’intérêt général, sauf les travailleurs du secteurs privé que tous ont depuis longtemps laissé tomber

    Bonjour Laurence en effet le 22 mars sera notre journée de résistance contre la pression politique gouvernementale.
    Et...Contre le démantèlement de nos services publics en application de cette directive scélérate de l'UE.

    22 v' la les bleus alors ?

    avatar
    Laurencedarabi  (privé) -

    Si je comprends bien Aleph, les salariés du secteur privé n'ont pas besoin des services publics, hein ?

    pas d'un service à minima !