Réforme du bac : le grec et le latin à l'honneur

Réforme du bac : le grec et le latin à l'honneur
Jean-Michel Blanquer à Paris, le 31 août 2018.

Orange avec AFP, publié le dimanche 30 septembre 2018 à 11h48

Ces deux langues anciennes sont "la sève de notre langue", estime Jean-Michel Blanquer.

Alors qu'il avait provoqué la colère de la droite en se déclarant favorable à un renforcement de l'apprentissage de l'arabe à l'école, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer recentre son discours sur des apprentissages plus classique. Il annoncé, dimanche 30 septembre dans le Journal du Dimanche (JDD), que le latin et le grec seront mis à l'honneur dans la réforme du baccalauréat.


Ces deux langues "seront prises en compte dans la note de contrôle continu et seront, en plus, les deux seules options qui rapporteront des points bonus dans le nouveau baccalauréat", assure-t-il.

"Ce qui se joue avec les langues anciennes, c'est notre capacité à avoir des racines et des ailes, développe-t-il. En ce début de XXIe siècle, nous devons avoir un renouvellement complet du latin et du grec, aussi bien par une hausse du nombre d'élèves concernés, que par un approfondissement pour ceux qui choisissent ces matières."

Puisque le latin et le grec sont "la sève de notre langue", le ministre promet que les points obtenus dans ces matières "au-dessus de dix en première et en terminale compteront, pour un coefficient 3, en plus du total des notes qui entrent dans le calcul final."

"Personne ne doit en douter : je suis le défenseur absolu des langues anciennes, a encore dit Jean-Michel Blanquer. (...) Le latin et le grec ne sont ni désuets ni élitistes, au contraire. Ils sont très modernes et peuvent être un élément de justice sociale et d'intégration. Les enjeux de civisme et de laïcité ont évidemment des racines grecques et latines. Les langues anciennes sont une école du bonheur et du discernement."

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