Réforme des retraites : pour Edouard Philippe, "il faut que chacun bouge un peu"

Réforme des retraites : pour Edouard Philippe, "il faut que chacun bouge un peu"
Edouard Philippe, le 19 décembre 2019, à Paris

, publié le mardi 07 janvier 2020 à 08h18

Au matin d'une nouvelle journée de concertations autour de la réforme des retraites, le Premier ministre a répété sa volonté d'un système "plus juste", se disant "fermé sur aucune modalité".

"Je fais le maximum pour que ça aille vite". Edouard Philippe était au front ce mardi 7 janvier sur RTL, à l'aube d'un nouveau "round" de discussion avec les organisations syndicales et patronales, qu'il devait rencontrer en milieu de matinée.

Le Premier ministre a répété sa volonté d'ouverture et de dialogue avec "les organisations qui le souhaitent". "La discussion se noue elle est progressive, elle peut donner l'impression d'être lente. Il faut du temps. Je sais bien que nos concitoyens subissent (les grèves, ndlr), je les comprends parfaitement. Mais le dialogue ne se fait pas en une heure". "Je sais que ce n'est pas spectaculaire", mais "j'assume de prendre mon temps", insiste t-il.

Avec des fêtes de fin d'année marquées par la poursuite du mouvement social initié début décembre, le président de la République Emmanuel Macron a appelé son chef du gouvernement à trouver un "compromis rapide". Pour ce faire, "il faut que chacun bouge un peu", plaide le Premier ministre. "Si le compromis, c'est juste de demander à l'autre d'être d'accord, c'est pas un compromis", ajoute t-il.


Interrogé sur la question de l'âge pivot, qui suscite l'opposition de la CFDT, Edouard Philippe se dit "fermé sur aucune modalité", mettant l'accent sur la question du financement. "Sur les modalités, je suis ouvert. L'équilibre c'est important. Mais si les organisations s'entendent pour un meilleur système, je le prendrai !", commente t-il. A l'instar de son ministre de l'Economie, Edouard Philippe se dit favorable à la proposition d'une prochaine "conférence de financement" avancée par la CFDT : "C'est une bonne idée", juge t-il. "Je suis ferme sur l'objectif mais je suis ouvert sur la façon dont on peut y arriver".

Le Premier ministre a en parallèle exposé une nouvelle fois les discussions sur d'autres thèmes, dont le minimum contributif, la pénibilité, ainsi que les fins de carrière progressive, qu'il qualifie de "très bon sujet à la fois pour dans le public et le privé".

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