Réforme des retraites : Jean-Paul Delevoye assure que "la décision appartient au président et au Premier ministre"

Réforme des retraites : Jean-Paul Delevoye assure que "la décision appartient au président et au Premier ministre"
Jean-Paul Delevoye, le 5 novembre 2019 à l'Assemblée nationale.

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 08 novembre 2019 à 12h24

Recadré par l'exécutif après sa sortie sur "la clause du grand-père", à laquelle il s'est fermement opposé mercredi, le haut-commissaire à la réforme des retraites a assuré vendredi matin que le débat "n'était pas tranché".

Après la fermeté affichée mercredi dans les colonnes du Parisien, Jean-Paul Delevoye temporise. "Mon rôle est d'apporter des contributions au débat (...) il sera tranché en son temps et en son heure", a assuré vendredi 8 novembre le haut-commissaire. 

Deux jours plus tôt, il avait exprimé son opposition à l'application futur "système universel" aux seuls nouveaux entrants du marché du travail, également appelée "clause du grand-père".

Une fermeté aussitôt contredite par le Premier ministre, en direct sur BFMTV, qui laissait la porte ouverte à une telle option. "Je vous demande de ne pas expliquer dès maintenant ce que serait une bonne ou une mauvaise réforme en dehors de ce que disent le président de la République ou le premier ministre", a également recadré Emmanuel Macron jeudi en Conseil des ministres, ont rapporté plusieurs médias. "Il n'y a pas de divergences de ligne à l'intérieur du gouvernement" sur la réforme des retraites", avait de son côté assuré la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye à l'issue du Conseil.




"J'ai dit dans mon rapport qu'il y avait trois options : est-ce que le système s'applique à la génération 1963, est-ce qu'il s'applique à des générations postérieures ou est-ce que, comme certains le souhaitent, il s'applique à des nouveaux entrants? Donc le débat est très clairement ouvert", a-t-il expliqué vendredi matin. "Il sera tranché en son temps et en son heure par le président de la République et par le Premier ministre", a-t-il assuré. 

"Mon rôle est d'attribuer des contributions au débat. Les positions que j'ai prises sont des contributions de réflexion en disant 'Je pense que cette hypothèse n'est pas celle qui pourrait donner l'efficacité maximale'. Cette contribution alimente le débat", a-t-il détaillé, en assurant que rien n'était "changé" et que tout n'était qu'"interprétations". 



"Un ministre est solidaire des décisions gouvernementales", a-t-il martelé. "La décision politique appartient au Président et au Premier ministre et s'impose à tous", a-t-il insisté.

 

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