Réforme des retraites : Jean-Baptiste Djebbari interpellé par des grévistes

Réforme des retraites : Jean-Baptiste Djebbari interpellé par des grévistes
Le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, le 4 décembre 2019.

, publié le mardi 10 décembre 2019 à 09h26

Le secrétaire d'État aux Transports s'est rendu lundi en gare du Nord, à Paris, pour faire le point sur la situation et a été pris à partie par des grévistes.

Le gouvernement est "déterminé" à mener la réforme des retraites, a affirmé lundi après-midi le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari en gare du Nord lors d'une rencontre imprévue avec des grévistes.

Alors qu'il s'apprêtait à monter à bord de sa voiture après avoir visité le centre de contrôle de la gare du Nord, le ministre a été interpellé par une douzaine de grévistes de la SNCF qui l'attendaient et avec lesquels un dialogue s'est engagé dans le calme. "Votre gouvernement doit prendre conscience que les cheminots ne vont pas lâcher. On ne lâchera pas jusqu'au retrait", a lancé un gréviste au ministre, a constaté l'AFP.

"La clause du grand-père on ne veut pas l'entendre", a renchéri une cheminote. "C'est la base qui décide", lui a dit un autre gréviste, se présentant comme un militant de Sud Rail.

"C'est aussi les Français", lui a répondu M. Djebbari ajoutant que "le gouvernement est aussi déterminé à faire cette réforme". "Je parle avec d'autres syndicats de la SNCF et vous représentez une vision", a-t-il aussi rétorqué à ce militant.



L'un d'entre eux était plus virulent que les autres, comme en atteste cette vidéo de BFMTV. "Il y a eu des 'gilets jaunes' et il y a des travailleurs et c'est la réalité dans ce pays. Vous avez laissé les vrais travailleurs, ceux qui produisent les richesses dans ce pays, vous les avez laissé crever, et ces gens-là en ont ras-le-bol", a invectivé cet homme, assurant qu'ils "n'allaient pas lâcher". "La force des travailleurs, c'est la grève", ont ensuite entonné le reste des militants.

"On travaille pour trouver une solution"

Auparavant, le secrétaire d'État avait visité le centre opérationnel de la gare du Nord et rencontré des "gilets rouges", les volontaires qui informent les passagers et gèrent les flux, ainsi que des agents de la police des chemins de fer.

"Politiquement le calendrier est posé puisque c'est mercredi que le Premier ministre donnera l'architecture détaillée de la réforme et notamment son application aux régimes spéciaux. J'espère que cela permettra d'avancer très concrètement vers une reprise du trafic, vers une résolution du conflit", a-t-il déclaré à des journalistes.

Selon les agents de la police des chemins de fer que le ministre a rencontrés, sur le plan de la sécurité, il y a "quelques tensions aux heures de pointe, notamment à l'arrivée des trains. On a eu quelques accidents vendredi, des gens qui se sont faits piétiner". "Bravo, bon courage, nous aussi on travaille pour trouver une solution", leur a lancé M. Djebbari.
 

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