Réforme de la SNCF : des Républicains inaudibles

Réforme de la SNCF : des Républicains inaudibles

Paris, le 3 avril. Graves perturbations du trafic à la gare Saint-Lazare pour ce premier jour de grève des cheminots.

leparisien.fr, publié le mardi 03 avril 2018 à 21h14

Alors que la grève perlée des cheminots a commencé ce mardi, la droite cherche encore le bon tempo.

« On ne va pas se mentir : on est favorable à cette réforme. Alors c'est difficile de cogner pour dire l'inverse... », admet l'entourage de Laurent Wauquiez. Pour les Républicains, pas simple de faire entendre sa propre partition en ce moment. « Cette réforme, on doit la soutenir puisque c'est la droite qui avait commencé à négocier l'ouverture à la concurrence. C'est une question de crédibilité », assène le député LR Damien Abad. Alors que faire ? « Voter pour. Ce qui n'empêche pas de dénoncer un texte qui n'aborde pas la question de la dette, celle des petites lignes ou encore des usagers », ajoute-t-il, repris ce mardi dans l'hémicycle par Fabien di Filippo, lors des questions au gouvernement.

On l'aura compris, dans cette séquence, la droite cherche encore le bon tempo. Contrairement à l'extrême gauche qui fonce bille en tête contre l'exécutif. « On assume un discours peut-être moins audible, mais sûrement plus responsable », jure Lydia Guirous, porte-parole de LR, en dénonçant une « réformette ». Ce que ne dément pas un proche de Wauquiez : « De toute façon, sur un sujet comme celui-ci, on sera toujours moins audible que sur les questions de sécurité, d'immigration ou de rupture territoriale. Alors... ».

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