Reconnaissance faciale: Cédric O veut une instance pour "éviter la surveillance généralisée"

Reconnaissance faciale: Cédric O veut une instance pour "éviter la surveillance généralisée"
Cédric O, le 11 septembre 2019,

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 14 octobre 2019 à 16h59

Le secrétaire d'Etat au Numérique a ouvert la voie à une autorité de contrôle de la vidéosurveillance, estimant que l'Etat doit se protéger de lui-même.

Dans une interview accordé au Monde, Cédric O se dit favorable une instance d'évaluation des projets de reconnaissance faciale en France. Cette autorité, qu'il souhaite créer de concert avec la Cnil, le gardien de la vie privée sur internet, serait "composée de membres issus de différentes administrations et régulateurs, sous la supervision de chercheurs et de citoyens (...)".

Elle superviserait et évaluerait" les expérimentations de reconnaissance faciale, a-t-il détaillé dans le quotidien.



"Il me semble important qu'il y ait une supervision de la société civile car le sujet est trop sensible: l'Etat doit se protéger de lui-même" en la matière, commente le secrétaire d'Etat au numérique. La reconnaissance faciale a fait d'énormes progrès ces dernières années grâce aux progrès de l'intelligence artificielle. Elle est utilisée massivement en Chine, mais les pays occidentaux sont plus circonspects, en raison des risques qu'elle fait peser sur le respect de la vie privée.
Dans l'interview, Cédric O se déclare ainsi "extrêmement partagé" sur l'utilisation de la reconnaissance faciale en temps réel sur des images de vidéo-surveillance. "On voit bien l'utilité, par exemple pour identifier des terroristes dans une foule, mais aussi les risques", explique-t-il. "Il faut donc en définir très clairement le cadre et les garanties pour éviter la surveillance généralisée." Le secrétaire d'Etat se dit favorable à un "débat citoyen" sur le sujet, avec les parlementaires et les élus locaux. "C'est, d'une certaine manière, aux Français de choisir, car les décisions seront lourdes de conséquences", estime-t-il

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