Reconfinement : Jean Castex prévoit "un léger assouplissement" mais s'inquiète des "usines à Covid" de Noël

Reconfinement : Jean Castex prévoit "un léger assouplissement" mais s'inquiète des "usines à Covid" de Noël
Le Premier ministre Jean Castex, le 17 novembre 2020 à l'Assemblée nationale.

publié le mardi 24 novembre 2020 à 07h23

A la veille de l'allocution d'Emmanuel Macron, le Premier ministre a estimé devant le bureau exécutif de La République en marche lundi que la priorité était la gestion des réveillons.

Emmanuel Macron s'adresse de nouveau aux Français ce mardi 24 novembre 20H00 pour desserrer un peu l'étau du confinement et fixer le cap dans la crise sanitaire, alors que le pays espère une bouffée d'air à l'approche des fêtes de Noël. Le chef de l'Etat réunit un conseil de défense le matin pour faire un dernier point de l'épidémie avant de trancher les décisions qu'il annoncera le soir à la télévision.




"A ce stade, ce sera un léger assouplissement au confinement", a indiqué lundi Jean Castex lors d'une intervention devant le bureau exécutif de La République en marche.

"On n'est pas dans le déconfinement, on est dans un aménagement supplémentaire du confinement", a-t-il insisté, selon des participants à cette réunion par visioconférence.

Devant les cadres du parti présidentiel, le Premier ministre, qui devrait détailler jeudi après-midi en conférence de presse les annonces du président de la République, a évoqué les défis posés par la situation sanitaire. "Les choses sont très compliquées mais en même temps elles sont simples", a-t-il résumé. "La première chose que nous avons devant nous, ce sont les réveillons, qui sont des usines à Covid. Si on a une chose à traiter, c'est ça", a-t-il fait valoir.

Alors qu'il essuie des salves de critiques sur sa gestion de la crise, et voit sa cote de popularité baisser depuis plusieurs semaines, Jean Castex a souligné que sa préoccupation était d'abord "de savoir si je prends les bonnes décisions pour le pays."

Le chef du gouvernement a aussi balayé les couacs au sein du gouvernement, sur fond de tensions avec certains de ses ministres. "On fait semblant de découvrir dans les journaux que le ministre de l'Economie défend l'économie et que le ministre de l'Agriculture défend l'agriculture, comme si ça n'avait jamais existé. Je vous rassure, je vais très bien", a-t-il lancé, se félicitant qu'il y ait "du débat".

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