Reconfinement : Jean Castex fulmine après une question sur la fermeture des commerces de proximité

Reconfinement : Jean Castex fulmine après une question sur la fermeture des commerces de proximité
Le Premier ministre Jean Castex.

publié le mardi 03 novembre 2020 à 18h10

A l'Assemblée ce mardi 3 novembre, Jean Castex s'est emporté après une question posée par le président du groupe UDI Jean-Christophe Lagarde sur l'ouverture des commerces non essentiels.

"Où est la cohérence dans ces décisions ?" A l'Assemblée nationale, Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI, a interpellé le Premier ministre Jean Castex ce mardi 3 novembre au sujet des commerces non essentiels. "Pour pouvoir réussir à combattre ce virus, vous avez besoin de l'adhésion des Français.

(...) Aujourd'hui, on ne comprend pas sur quels fondements la décision de la fermeture des commerces de proximité a été prise. Très franchement, y-a-t-il une étude scientifique qui montrerait qu'ils sont plus contaminants que d'autres ?", a notamment interrogé Jean-Christophe Lagarde.


En effet, le gouvernement a publié ce mardi un décret (qui précise lui-même un précédent décret) sur les produits pouvant être vendus en grande surface. S'y ajoutent donc notamment les "produits de toilette, d'hygiène, d'entretien et de puériculture".



Une question qui a fait sortir Jean Castex de ses gonds. Dans sa réponse, il a commencé par rappeler le dernier bilan des victimes du coronavirus. "Hier encore, plus de 400 personnes sont décédés de la maladie Covid-19. Des dizaines de milliers de nos concitoyens, tous âges confondus, sont malades avec des conséquences parfois extrêmement graves et des séquelles extrêmement lourdes", a-t-il débuté.

"On n'appelle pas les maires à violer les lois de la République !"

Puis de continuer : "Monsieur le président Lagarde, je veux vous dire qu'autant je comprends parfaitement les souffrances endurées par les Françaises et les Français, et notamment les commerçants qui n'y sont pour rien, à l'endroit desquels nous prenons ces mesures indispensables, autant je vous le dis, monsieur le président, je ne comprends pas que vous ayez envoyé aux adhérents de votre formation politique, aux maires, une demande leur suggérant vivement de prendre des arrêtés pour s'opposer aux décisions de l'état d'urgence sanitaire. Monsieur le président, quand les Françaises et les Français sont dans la difficulté, quand la situation exige des mesures courageuses et nécessaires, quand la République est confrontée à la plus grave crise sanitaire qu'elle ait subi depuis des décennies, on n'appelle pas les maires, serviteurs de la République, à violer les lois de la République ! Ca n'est pas possible !", s'est-il insurgé.

Le chef du gouvernement a conclu en saluant les maires "responsables" puisque, selon lui, 71 édiles seulement ont pris un arrêté pour demander la réouverture des commerces, "16 l'ont retiré, et 55 l'ont maintenu, aux chiffres d'hier sur 36.000 maires".

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