Reconfinement : Bruno Le Maire et Elisabeth Borne condamnent les élus "irresponsables" qui rouvrent les commerces

Reconfinement : Bruno Le Maire et Elisabeth Borne condamnent les élus "irresponsables" qui rouvrent les commerces
Photomontage d'Elisabeth Borne et Bruno Le Maire.

, publié le dimanche 01 novembre 2020 à 14h38

"Si on ouvre les commerces, il n'y a plus de confinement", a estimé dimanche midi la ministre du Travail, alors que les commerces "non essentiels" protestent contre leur fermeture pour cause de reconfinement.



Depuis vendredi 30 octobre et la mise en place d'un nouveau confinement pour faire face à la deuxième vague de Covid-19, tous les restaurants, bars et commerces jugés "non essentiels" sont fermés sur tout le territoire. En réaction, des maires de villes petites et moyennes ont pris des arrêtés autorisant l'ouverture des commerces non alimentaires sur leur commune, dénonçant l'"inégalité" de traitement face à la grande distribution et à la vente en ligne.

"Vous me permettrez de dénoncer cette poignée de maires irresponsables qui prennent des arrêtés contraires aux décisions prises par l'Etat pour protéger la sécurité sanitaire des Français", a fustigé dimanche midi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur BFMTV. "Ces maires pensent qu'ils soutiennent les commerçants, mais ils mettent en danger la santé des Français", a-t-il martelé. 

"J'entends le désarroi et la colère des petits commerçants, mais si on ouvre les commerces, il n'y a plus de confinement", a réagi au même moment la ministre du Travail Élisabeth Borne, invitée du Grand Jury, RTL,Le Figaro et LCI, déplorant également une attitude pas "responsable", dans le contexte actuel.

"Il faut que chacun s'empare des outils qui existent, mais continuer à faire ses courses comme avant, comme si de rien n'était, ne sera pas possible dans l'immédiat", a-t-elle prévenu. Les commerçants qui appellent à ne pas respecter les règles "ne vont évidemment pas dans le bon sens". "Plus le confinement sera efficace, plus on pourra rouvrir vite les commerces", a-t-elle jugé.

Les maires "disent eux-mêmes qu'ils savent très bien que c'est du symbole (...) car le décret du gouvernement l'emporte sur un arrêté municipal", a toutefois précisé dans le même temps le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur France Inter, évoquant une "cinquantaine ou 55 arrêtés pris" dans l'Hexagone. Les établissements qui seraient tentés de rouvrir prennent par ailleurs le risque de se voir verbalisé, a-t-il rappelé.

"Il est urgent de rétablir de l'équité entre les petits commerces et les grandes surfaces", a cependant reconnu Bruno Le Maire, en déclarant que le Premier ministre pourrait annoncer dans la soirée la fermeture dans les grandes surfaces "des rayons de produits qui ne sont pas de première nécessité". "Il ne faut pas confondre commerces essentiels et produits de première nécessité", a-t-il assuré. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.