Réactions politiques aux défilés du 1er mai émaillés de heurts à Paris

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Marine Le Pen à Metz, le 1er mai 2019
Marine Le Pen à Metz, le 1er mai 2019
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© AFP, JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

AFP, publié le mercredi 01 mai 2019 à 21h08

Plusieurs responsables d'opposition ont renvoyé sur le gouvernement la responsabilité des heurts entre "black blocs" et forces de l'ordre qui ont émaillé le traditionnel défilé du 1er mai à Paris mercredi, les autres manifestations en France s'étant déroulées dans une ambiance bon enfant: 

- Marine Le Pen, présidente du RN: "La dissolution de ces groupuscules, le gouvernement ne veut pas le faire. On a fini par comprendre qu'en réalité, il en tirait un bénéfice que le fait que le mouvement des +gilets jaunes+ soit victime en quelque sorte de ces images de violence, (ça) arrange le gouvernement, sauf qu'aujourd'hui plus personne n'est dupe. C'est le gouvernement qui exclusivement porte la responsabilité des violences qui se déroulent aujourd'hui". (devant la presse, depuis Metz)

- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France (DLF): "Mettons fin à ce laxisme d'Etat face aux fascistes d'extrême gauche. Quand va-t-on enfin dissoudre ces groupes de casseurs qui s'organisent pour enfreindre nos lois et satisfaire leurs pulsions de violence et de haine ?" (Twitter)

- Benoît Hamon, fondateur de Générations: "Aujourd'hui ceux qui voulaient manifester pour l'augmentation des salaires, la réduction du temps de travail, la fin du travail pénible ont été empêchés de le faire ou auront marché en vain. Et pourtant ces revendications sont tellement légitimes. A qui cela profite-t-il ? #1erMai" (Twitter)

- Alexis Corbière, député LFI: "Quand on pratique la méthode du pourrissement, on a des effets pourris". "Les gens veulent pacifiquement des réponses politiques. Ce gouvernement ne répond pas sur le plan politique (et fait peuve) d'une obtination sectaire à continuer les mêmes politiques d'austérité, d'affaiblissement des services publics, de refus de partage des richesses". (LCI)

- Ian Brossat, tête de liste PCF aux Européennes: "Le gouvernement peut se frotter les mains. On ne parle pas des 240 défilés qui se sont déroulés dans le calme partout en France, plus fournis que l'an dernier. On ne parle pas de la colère sociale, des salaires et des délocalisations. Lamentable." (Twitter)

- Jean-Luc Mélenchon, chef de la France Insoumise (LFI): "Monsieur #Castaner dit qu'il va y avoir des problèmes gravissimes le #1erMai. C'est à lui de prévoir le dispositif adéquat. Il est le ministre de l'Intérieur le plus lamentable que nous ayons eu : 2.200 manifestants et 1.500 policiers blessés depuis le début du mouvement". "Il y a une forme d'incompétence, d'incapacité à doser l'usage de la force de la part de monsieur #Castaner". (RTL/Twitter)

"Ce qu'il y a de nouveau cette année, ce n'est pas la violence (...), c'est la jonction entre le mouvement ouvrier, traditionnel, syndical, et le mouvement spontané, insurrectionnel des +gilets jaunes+" (à la presse à Marseille)

- Pierre Laurent, président du Conseil national du Parti communiste: "Après les violences, la foule revendicative s'est reconstituée ... immense" (Twitter)

- François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux européennes : "Depuis trop longtemps ces manifestations sont polluées, perturbées par ces +black blocs+, ces +casseurs+ que l'on dit venir d'autres pays européens ou d'autres pays du monde. Ce qui est en jeu c'est non seulement la sécurité, l'ordre public (mais) la liberté de manifester pacifiquement. Aujourd'hui, malheureusement, c'est l'expression démocratique de toutes les manifestations qui est menacée par cette flambée de violence que le gouvernement, depuis trop longtemps, n'arrive pas à juguler" (RFI)

- Philippe Goujon, maire (LR) du XVe arrondissement, sur le parcours de la manifestation du 1er Mai: "Il y a des dispositifs qui sont très utiles (...) et il y avait beaucoup de forces mobilisées aujourd'hui (mercredi) mais il y a plusieurs sujets. Par exemple, c'est quasi impossible matériellement toutes les semaines d'enlever les palissades avec plus de 5.000 chantiers à Paris. (...) Beaucoup de +gilets jaunes+ sont arrivés par la gare Montparnasse, où sur une des places, il y avait un chantier" avec du matériel.

"On pourrait aussi enlever les trottinettes pour qu'elles ne soient pas utilisées comme projectiles".

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