Rappel vaccinal Covid-19 : comment la France compte tenir le rythme?

Rappel vaccinal Covid-19 : comment la France compte tenir le rythme?
Olivier Véran, le 1er décembre 2021

publié le mercredi 01 décembre 2021 à 17h05

L'exécutif souhaite mettre en place des mesures à "effet coupe-feu" contre la cinquième vague de coronavirus qui monte dans le pays à l'approche des fêtes.

Le début d'hiver en France est marqué par le grand chantier sanitaire du rappel vaccinal anti-Covid-19, qui est au coeur de la stratégie du gouvernement. L'exécutif souhaite ainsi casser la reprise du virus grâce à une vaste campagne de rappel vaccinal, élargie depuis le 27 novembre.

Tous les adultes peuvent désormais en recevoir un, à condition d'avoir été vacciné au moins cinq mois auparavant. Cela représente actuellement 18 millions de Français qui peuvent demander leur "troisième dose", et ce chiffre va augmenter rapidement ces prochaines semaines car de nombreuses personnes passeront le délai des cinq mois. Olivier Véran ne s'inquiète pas de goulot d'étranglement, qui ne remet selon lui pas en cause l'objectif de la troisième dose pour tous dans les huit prochaines semaines. "L'obligation vaccinale n'est pas le choix que la France a fait", a t-il encore précisé, mercredi 1er décembre.

Les difficultés des Français à trouver un créneau pour leur rappel de vaccin anti-Covid traduisent un "effet embouteillage normal" mais ne doivent pas inquiéter, a assuré le ministre de la Santé  convaincu que tout le monde pourra obtenir sa 3e dose dans les délais. "L'effet embouteillage est normal" car "18 millions de Français ont, du jour au lendemain, été appelés à recevoir un rappel de vaccin", et cela ne peut pas se faire en une semaine, a observé le ministre lors d'un point presse à Paris.

"Pour vacciner toute la population dans les 7-8 semaines que nous avons devant nous, nous l'aurons réalisé sans difficulté". "Nous avons suffisamment de vaccins Pfizer et Moderna dans les stocks, et des livraisons supplémentaires qui arrivent. "Ce que nous voulons, c'est un effet coupe-feu dans cette épidémie", a t-il détaillé face aux caméras.


Depuis l'annonce jeudi que tous les adultes étaient désormais éligibles à une dose de rappel, près de cinq millions de personnes ont déjà pris rendez-vous, a précisé le ministre. Chaque jour, "des centaines de milliers de créneaux disponibles sont à nouveau ouverts, pour que nous puissions fonctionner en flux tendu", a-t-il assuré. Pour Olivier Véran, "il n'y a pas de difficulté logistique" susceptible d'empêcher le bon déroulement de cette campagne. Toutes les injections nécessaires pourront avoir lieu d'ici "sept à huit semaines", et la date du 15 janvier, lorsque le pass sanitaire sera invalidé faute de dose de rappel sept mois après la dose précédente, n'est pas remise en question, selon lui. 

Revalorisation pour les infirmiers et pharmaciens

Pour y parvenir, "j'ai demandé l'ouverture de 300 centres (de vaccination) supplémentaires (et) la réactivation de lignes de vaccination supplémentaires dans les centres existants", a souligné le ministre.  Il a rappelé la possibilité également de prendre rendez-vous en ville. En outre, "nous avons suffisamment de vaccins Pfizer et Moderna dans les stocks" et de nouvelles livraisons sont prévues, a-t-il ajouté.

Pour inciter les 15.000 pharmaciens procédant à des injections à "rester ouverts le plus possible les week-ends", une majoration de cinq euros par piqûre réalisée en fin de semaine leur sera accordée. La même mesure sera appliquée pour les infirmiers qui vaccinent à domicile (y compris en semaine), ceci afin de faciliter la protection des plus de 65 ans et de "remercier les infirmières de leur très grande mobilisation".

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