Raphaël Glucksmann : "Donnons à l'Europe les moyens de faire"

Raphaël Glucksmann : "Donnons à l'Europe les moyens de faire"
La tête de liste PS-Place publique souhaite augmenter le budget de l'Europe.

, publié le dimanche 28 avril 2019 à 08h00

La tête de liste de Place publique, alliée au PS souhaite augmenter le budget de l'Europe et "tant pis si c'est impopulaire".

Dans une interview publiée ce 28 avril dans le Journal du Dimanche, Raphaël Glucksmann affirme vouloir "donner à l'Europe les moyens de faire", notamment en matière de transition écologique. La tête de liste de Place publique alliée du PS qui plafonne à 6% des intentions de vote, souhaite "augmenter largement le budget de l'Europe" et "tant pis si c'est impopulaire". 


Un budget rallongé pour l'Europe

Ce budget rallongé servirait à "financer un grand plan de rénovation thermique des bâtiments", explique-t-il au JDD, soulignant que "cela permettra[|it] à chaque famille d'économiser en moyenne jusqu'à 1.000 euros par an en dépenses de chauffage".

"C'est une solution qui rend du pouvoir d'achat, lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, renforce la santé publique et réduit le déficit de la Sécurité sociale", défend-t-il. 

Une "révolution mentale à mener à Bruxelles"

Le candidat aux européennes estime ainsi que "l'urgence écologique peut se traduire par une exception écologique". "On peut alors considérer que la règle du déficit public inférieur à 3% n'intègre pas les dépenses de protection de l'environnement. Et pour cela, pas besoin de sortir des traités, seulement d'une majorité qualifiée". Il juge ainsi qu'une "révolution mentale" est "à mener à Bruxelles, en faisant basculer le groupe social-démocrate vers la critique du libre-échange".

Vers un "protectionnisme vert"


Revenant sur ses mesures, Raphaël Glucksmann précise vouloir instaurer un impôt sur les sociétés avec un "seuil situé entre 1% et 5%"et une taxe sur le kérosène sur les vols intra-européens. Enfin, il souhaite créer une "exception écologique au libre-échange pour instaurer un protectionnisme vert, avec une taxe carbone à nos frontières et un moratoire immédiat sur les traités de libre-échange".

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