Que retenir de l'interview d'Emmanuel Macron ?

Que retenir de l'interview d'Emmanuel Macron ?
Emmanuel Macron face à Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin le 15 avril 2018 au théâtre national de Chaillot.

Orange avec AFP, publié le dimanche 15 avril 2018 à 20h30

Le chef de l'État terminait une semaine médiatique chargée en répondant, dimanche 15 avril aux questions du fondateur du site Mediapart Edwy Plenel et du journaliste de RMC et BFMTV Jean-Jacques Bourdin.

Frappes en Syrie, laïcité, réforme de la SNCF, blocage des universités... Le chef de l'État a expliqué son action durant plus de 2h30 de direct dans un contexte social extrêmement tendu.



Réforme de la SNCF

Emmanuel Macron a confirmé que l'Etat reprendrait progressivement une partie de la dette de la SNCF quand le groupe serait réformé, sans toutefois avancer de montant.

"Oui, à partir du 1er janvier 2020, l'Etat reprendra progressivement de la dette" de SNCF Réseau, qui devrait alors atteindre une cinquantaine de milliards d'euros, a déclaré le président de la République.

Hôpital et santé

Le chef de l'État a indiqué qu'il n'y aurait "pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat" alors que les hôpitaux français, particulièrement les services d'urgence, sont en crise. Le chef de l'Etat a par ailleurs dit qu'il annoncerait des décisions "fin mai" sur les hôpitaux. Il a par ailleurs assuré que dans le cadre du financement de la prise en charge de la dépendance, une deuxième journée de solidarité était "une piste intéressante".

Fiscalité

Emmanuel Macron a assuré que la fiscalité n'augmenterait pas en France durant son quinquennat et que le gouvernement ne créerait pas de nouvel impôt, ni local ni national. "Il n'y aura pas de création d'un nouvel impôt local, ni d'un impôt national, il n'y aura pas d'augmentation de la pression" fiscale d'ici à 2022, a déclaré le président de la République.

Notre-Dame-des-Landes

À l'issue du nouveau délai, le 23 avril, "tout ce qui doit être évacué, le sera", a affirmé le chef de l'État, interrogé sur la présence des zadistes sur le site de Notre-Dame-des-Landes.

Emmanuel Macron a par ailleurs jugé que la "colère" des opposants à l'évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes n'était "pas légitime".

"Il y a une décision qui a été prise (...), vous me parlez d'une colère aujourd'hui mais la colère de qui ? Des gens, qui depuis des années bloquaient un endroit où on faisait construire un aéroport qu'on ne construit pas et qui aujourd'hui viennent continuer à protester ? Je considère qu'(...) elle n'est pas légitime, elle n'a rien à voir avec celle des cheminots", a souligné le chef de l'État.

Syrie

Interrogé sur les frappes menées par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, "nous avons réussi l'opération sur le plan militaire" en Syrie, répond Emmanuel Macron. "Ses capacités de production d'armes chimiques ont été détruites", a-t-il ajouté. "Nous avons frappé de manière extrêmement précise des sites d'utilisation d'armes chimiques contraires à tout le droit international" et "nous n'avons eu aucun dommages collatéraux à l'égard des Russes", a poursuivi le chef de l'Etat.

La décision d'intervenir en Syrie, "la France l'a prise sur le principe dès dimanche" dernier du fait des premières traces d'utilisation d'armes chimiques. Elle est "conforme aux engagements pris" depuis mai dernier, a ajouté le président. "Nous avons obtenu des preuves que du chlore, des armes chimiques, avaient été utilisées" et qu'elles "pouvaient être attribuées au régime syrien", a-t-il complété. Le président a assuré que "c'est la communauté internationale qui est intervenue", en réponse à une question sur la légalité des frappes sur le plan du droit international.

Interrogé sur la possibilité de "faire la paix" en se livrant à des "actes de guerre", le président de la République a contesté "faire la guerre". Emmanuel Macron indique par ailleurs vouloir convaincre les Russes et les Trucs de venir à la table des négociations.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.