Quatennens (LFI) réclame "des embauches massives" à l'hôpital

Quatennens (LFI) réclame "des embauches massives" à l'hôpital
Adrien Quatennens le 22 septembre 2020 à Paris

, publié le mardi 13 octobre 2020 à 08h35

Adrien Quatennens, numéro deux de LFI, a appelé mardi à "des embauches massives" à l'hôpital où "rien n'a été fait" selon lui par le gouvernement pour "planifier" la réponse à une deuxième vague de Covid-19.

Interrogé sur RTL pour savoir s'il attendait de l'allocution d'Emmanuel Macron mercredi soir un tour de vis qui pourrait se traduire par des couvre-feux, il a répondu qu'il "ne mesure pas l'efficacité d'un couvre-feu si chaque matin, de nouveau, on peut se retrouver entassés comme on se trouve tous les matins dans les couloirs du métro".

Il a appelé à "prendre des mesures qui soient cohérentes", disant avoir "l'impression désagréable que Monsieur déconfinement, M. Castex, devenu Premier ministre, navigue à vue". 

"Ce que je vois surtout, c'est que le gouvernement est en train, parce qu'il n'a rien prévu à l'hôpital, de piloter en fonction uniquement des lits de réanimation et de prévoir les esprits à d'éventuelles mesures plus strictes, et pourquoi pas à des reconfinements locaux dans les métropoles qui sont passées en état d'alerte maximale", s'est-il inquiété.

Il a estimé que "rien n'a été fait à l'hôpital depuis la première vague, aucune leçon n'a été tirée".

Évoquant la situation du "personnel épuisé", il a souligné qu'"il y a des revendications qui ont été faites depuis bien avant la crise sanitaire que nous connaissons, notamment en terme d'embauches", et a estimé que les accords du Ségur de la santé (qui incluent une augmentation générale mensuelle de 183 euros net pour les personnels hospitaliers, hors médecins) n'ont pas été suffisants.

Lorsque Emmanuel Macron dit aux soignants "c'est pas une question de moyens, c'est une question d'organisation, je vais vous dire: c'est une insulte", a estimé M. Quatennens. "On ne peut pas dire d'un côté +quoi qu'il en coûte+, et dire +c'est un problème d'organisation et pas un problème de moyens+".

"Peut-être qu'il y a ça et là des problèmes d'organisation mais tout le monde voit d'abord que pour soulager le personnel, il faut des embauches massives à l'hôpital, dans les Ehpad", a-t-il insisté.

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