Quatennens (LFI): "Que le gouvernement cesse de dissuader" de manifester le 5 décembre

Quatennens (LFI): "Que le gouvernement cesse de dissuader" de manifester le 5 décembre
Le député Adrien Quatennens (LFI), le 5 novembre 2019 à Paris

, publié le lundi 18 novembre 2019 à 18h05

Adrien Quatennens, numéro deux de la France Insoumise (LFI), a demandé lundi au gouvernement de "cesser de dissuader" les Français de manifester le 5 décembre, comme ce fut selon lui le cas samedi pour le premier anniversaire de la mobilisation des "gilets jaunes".

"Je demande au gouvernement de cesser de dissuader" les Français d'aller manifester, "le 5 décembre sera un succès populaire", a affirmé M. Quatennens lors d'une conférence de presse à Paris.

Selon lui, la mobilisation samedi pour le premier anniversaire des +gilets jaunes+ s'est traduite par "un désordre sinon organisé, au moins maintenu" par le gouvernement. 

"L'interdiction de manifester à partir de la place d'Italie, à l'heure où la manifestation démarrait, et alors que la mairie de Paris avait prévenu qu'il ne fallait pas permettre la mobilisation sur cette place où se trouvent plusieurs chantiers de construction, a empêché les autres +gilets jaunes+ de manifester. Ca a créé du chaos", a-t-il dénoncé. 

La préfecture de police de Paris a demandé "l'annulation" de cette manifestation au départ de la place d'Italie en raison "des exactions et des violences commises". Mais "derrière la question du maintien de l'ordre, c'est le droit de manifester qui a été atteint", a insisté le numéro deux de LFI. 

"C'est le rôle de la préfecture de police de garantir le droit à manifester", le préfet Didier "Lallement n'est pas à la hauteur de ses responsabilités", a affirmé M. Quatennens. Son collègue à l'Assemblée, Eric Coquerel, avait demandé quelques heures plus tôt la démission de M. Lallement.  

Selon les Insousmis, "la manifestation du 5 décembre sera le démarrage du grand mouvement contre la réforme des retraites" dont "l'objectif inavoué" est de "transférer les retraites vers le privé". "La retraite par points, c'est le travail sans fin", dénoncent-ils également. 

LFI prépare avec l'aide d'économistes un "contre-projet", qu'elle présentera d'ici "quelques semaines". Ce plan est "finançable", a assuré M. Quatennens. "Une hausse d'1% des salaires, c'est 2,5 milliards de cotisation en plus. 100.000 emplois créés, c'est 1,3 milliard de cotisations en plus", a-t-il argué.

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