"Qu'elle enlève son gilet !" : Ingrid Levavasseur accusée par une "gilet jaune" de vouloir récupérer le mouvement

"Qu'elle enlève son gilet !" : Ingrid Levavasseur accusée par une "gilet jaune" de vouloir récupérer le mouvement
Ingrid Levavasseur est à la tête d'une liste de "gilets jaunes" aux élections européennes de 2019.

, publié le vendredi 25 janvier 2019 à 10h45

Pour sa défense, Ingrid Levavasseur a expliqué vouloir profiter du scrutin européen pour porter à un niveau supérieur les revendications des "gilets jaunes".

Évelyne Liberal, "gilet jaune" du nord de la France a fait part de son mécontentement, jeudi 24 janvier, sur le plateau de L'Emission politique diffusée sur France 2. Elle a notamment reproché à une autre figure des "gilets jaunes", l'aide-soignante Ingrid Levavasseur, de mener une liste aux européennes.

Une initiative qu'elle juge purement opportuniste.

"Je ne voterai pas pour elle, et je lui dis carrément : il faut qu'elle enlève son gilet jaune", a-t-elle lancé, considérant qu'Ingrid Levavasseur était maintenant discréditée. "Elle a créé un parti politique, c'est fini, on en parle plus".
"Ce n'était pas le moment de créer un parti politique", a-t-elle insisté.

"Vous avez fait le buzz !"


"C'était pour faire le buzz ? Eh bien, c'est gagné. Vous avez fait le buzz, vous avez rencontré madame la ministre", a-t-elle lancé, faisant référence à une rencontre avec Marlène Schiappa. Une entrevue qui selon elle, n'aurait pas du se dérouler "dans le dos des gens".

Piquée au vif, l'aide-soignante a répondu avoir "rencontré Mme Schiappa au début du mouvement". "Cela me semblait important parce que je suis toujours dans la communication et non pas dans l'inverse", a-t-elle ajouté.

"Qu'est-ce que vous allez proposer pour la suite ?" 

Autre reproche fait à la candidate, le choix du nom de sa liste aux élections européennes, baptisée "Ralliement d'initiative citoyenne", dont l'acronyme n'est pas sans rappeler le référendum d'initiative citoyenne (RIC) réclamé par les "gilets jaunes".

Pour sa défense, Ingrid Levavasseur a affirmé vouloir passer des paroles aux actes et profiter ainsi du scrutin européen pour porter à un niveau supérieur les revendications des "gilets jaunes". Et d'ajouter :  "qu'est-ce que vous allez proposer pour la suite ? Allez-y, proposez !".

La conversion politique des "gilets jaunes" divise au sein même du mouvement. Maxime Nicolle, connu sous le pseudo Fly Rider, personnage controversé des "gilets jaunes", dénonce notamment une liste "d'opportunistes" et de "vendus". "Voter Gilets jaunes, c'est voter Macron", prévient de son côté un communiqué "La France en colère!!!", le groupe d'Éric Drouet, autre "gilet jaune" controversé.

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