Professions réglementées : Bercy envisage de déréguler de nouveaux secteurs

Professions réglementées : Bercy envisage de déréguler de nouveaux secteurs

Emmanuel Macron et le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, au G20 de Hambourg en juillet 2017.

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Orange avec AFP, publié le dimanche 13 août 2017 à 15h31

Selon les informations du journal Le Monde, le gouvernement envisage d'ouvrir de nouveaux secteurs à la concurrence dans sa prochaine "loi sur la transformation de l'économie" prévue pour le printemps prochain.

Lever les blocages de l'économie : cette idée, Emmanuel Macron l'a déjà portée, sans réellement l'imposer, lorsqu'il était ministre de l'Économie. Il pourrait désormais l'appuyer en tant que président.

Deux ans après une première loi "pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" - où il avait libéralisé le marché des autocars et réformé les conditions d'exercice de certaines professions réglementées du droit, comme les notaires ou les huissiers de justice -, le chef de l'État et son gouvernement semblent vouloir s'attaquer une nouvelle fois aux professions réglementées. C'est en tout cas ce qu'assure Le Monde dans son édition du weekend.

Ce texte sera "l'une des grandes lois de 2018", a d'ores et déjà promis le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. À la mi-juillet, il avait donné une première description de ce "projet de loi cadre" qui aurait pour objectif principal de "simplifier" la vie des très petites, petites et moyennes entreprises. Sans plus de précisions. Le quotidien croit savoir que le texte sera finalement plus large et "devrait cibler toutes les sociétés, quelle que soit leur taille".


"Ce texte pourrait permettre d'ouvrir de nouveaux secteurs à la concurrence", explique un responsable au Monde. "Rien n'est encore arbitré, mais cela fait partie des discussions. À ce stade, nous préférons avoir le champ de vision le plus large possible, quitte à refermer ensuite certaines pistes". "Le champ est ouvert", confirme-t-on dans l'entourage du ministre. "Mais aucune décision n'a été prise pour le moment". Des consultations sont prévues pour l'automne auprès des parlementaires, des entreprises et des syndicats. "On sait que c'est explosif", a admis au Monde une source à Bercy.

En France, de nombreuses professions sont dites "réglementées", c'est-à-dire soumises à une autorisation délivrée par une autorité compétente. De l'avocat, au médecin en passant par le coiffeur ou le charcutier, il existe plusieurs centaines de métiers dont l'exercice est soumis à l'obtention de diplômes spécifiques, d'agrément ou d'inscriptions à des ordres.
 
589 commentaires - Professions réglementées : Bercy envisage de déréguler de nouveaux secteurs
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    jimmy71  (privé) -

    L'absurdité à son paroxysme !!!! Jamais un gouvernement n'a été aussi pathétique ! D'un coté il veut abaisser la vitesse et d'un autre il dit "je vais vous obligé à rouler plus vite" ? !!! Il faut bien comprendre que c'est un jeu ou vous ne pouvez que perdre.... Au mieux, vous êtes arrêté, au pire vous risquez d'y perdre la vie !!!! Bref en 2019 il ne devrait plus y avoir grand monde qui travaillent ? !!!

  • C est là qu'on voit comment des gens sortis de l'Ena n'ont pas les pieds sur terre et ignorent totalement l'intérêt des professions réglementées qui sont déjà sous la tutelle de l'Etat et qui ont toujours été des collecteurs d'impôts sans aucune rémunération pour cela.Ce sont des français qui ont fait des études très longues et sont capables de protéger le citoyen landa à des prix fixés par l'état donc trés contrôlés.Alors quel est l'intérêt de tout dérégler ce qui marche sinon foutre le bazar partout pour se faire mousser.

  • bravo, il faut être le plus polyvalent possible et ouvrir toutes les professions.

  • Ouai! Mais avant de tenter comme ils disent de réguler, il feraient mieux de contrôler EXACTEMENT la quantité de personnel qui travaille au ministère des finances de Bercy, car personne à ce jour n'est capable de le dire, par contre il est de notoriété publique qu'un certain nombre de ces personnes sont rémunérées sans mettre les pieds à Bercy, qui ont quitté ce centre, mais sont toujours payés (vous pensez qu'ils ne vont pas se manifester !!)
    Que d'économies en perspective si c'est réalisé....

  • Ce b'est qu'une application de textes émis par l'UE. La mise en oeuvre ne va pas être triste. Il y aura des ajustements et des machines arrière. Il y a des règles pour chaque métier. En plus les assurances ne vont pas forcèment couvrir des risques liés à des ouvrages ou actions menées par des personnes qui ne connaissent pas les règles de l'art. On peut remplacer un ministre par le premier venu car ministre n'est pas un métier mais une fonction. Pas un électricien ni un plombier qui sont reonnnus par des diplômes spécifiques.

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