Professeur tué à Conflans : Manuel Valls appelle "toute la presse" à "republier les caricatures de Charlie Hebdo"

Professeur tué à Conflans : Manuel Valls appelle "toute la presse" à "republier les caricatures de Charlie Hebdo"
L'ancien Premier ministre Manuel Valls, le 27 août 2020 à Paris.

, publié le samedi 17 octobre 2020 à 10h30

Pour l'ancien Premier ministre, la liberté d'expression et de caricature doit être d'autant plus enseignée et les écoles doivent montrer les caricatures aux élèves "en âge de l'entendre". 

Après la décapitation vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) d'un professeur d'histoire qui avait montré les caricatures de Mahomet publiées dans Charlie Hebdo à ses élèves, l'ancien Premier ministre Manuel Valls a appelé samedi 17 octobre sur franceinfo "toute la presse" à "publier les caricatures de Charlie Hebdo" dans "les jours qui viennent".



"Je vous le dis du fond du cœur, je pense que toute la presse dans les jours qui viennent doit publier les caricatures de Charlie Hebdo. Je pense que dans toutes les écoles, avec des élèves qui sont en mesure, en âge de l'entendre, quelles que soient leurs origines, quelle que soient leur confession (...) il faut montrer ces caricatures et expliquer ce qui s'est passé", a-t-il déclaré. Selon lui, "aucun élève ne doit être invité à sortir de sa classe parce qu'on va parler de Charlie Hebdo ou des caricatures du Prophète."

"Il faut dans toutes nos écoles enseigner la liberté d'expression. (...) Cette liberté doit être apprise partout pendant des années. Il faut former les professeurs à la liberté d'expression, de la caricature, à expliquer que dans notre pays il y a la possibilité de blasphémer, que c'est un droit, que c'est une possibilité, que c'est une liberté", a-t-il ajouté. 


L'ancien Premier ministre a également a appelé à l'union nationale. "L'union nationale est toujours indispensable pour lutter contre le terrorisme", a-t-il indiqué, d'autant que selon lui "cette guerre contre le terrorisme, contre l'islamisme, contre l'islam politique" est une guerre "longue, difficile". 

"L'ennemi c'est l'islam politique (...) C'est un ennemi qui est présent à l'extérieur (...) et qui est également présent parmi nous (...) ce sont des milliers de personnes qui se sont radicalisées et dont certains peuvent passer à l'acte, c'est ça l'ennemi", a expliqué Manuel Valls. "Je ne suis pas surpris par ce qui s'est passé car c'est dans les modes opératoires des djihadistes (...) : s'attaquer avec une voiture, un camion, un couteau, aux symboles de la France, de la République et de ses valeurs", a-t-il ajouté. 
 

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