Producteur tabassé : "Les barbares revêtus d'uniformes étaient de sortie", déplore Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Raid

Producteur tabassé : "Les barbares revêtus d'uniformes étaient de sortie", déplore Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Raid
Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Raid et député LREM, le 28 novembre 2017 à l'Assemblée nationale.

publié le samedi 28 novembre 2020 à 08h30

Le député LREM et ex-patron du Raid a salué vendredi soir sur franceinfo la prise position d'Emmanuel Macron qui a dénoncé sur Facebook "l'agression inacceptable de Michel Zecler".

Dévoilées par le site Loopsider, les images montrant des policiers en train de tabasser le week-end dernier le producteur de musique noir Michel Zecler ont choqué les Français, jusqu'au président de la République qui a dénoncé vendredi 27 novembre via Facebook cette "agression inacceptable" et pointant des "images qui nous font honte".




Une prise de position saluée dans la foulée par Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Raid et député LREM. "C'est une bonne chose", il le dit "avec des beaux mots.

Et il a raison. Ce que j'ai vu m'a fait honte. C'est d'une grande tristesse", a déploré sur franceinfo l'élu de Seine-et-Marne. "Les barbares étaient de sortie, les barbares revêtus, d'uniformes étaient de sortie ce soir-là. Et je ne comprends pas", s'est-il agacé.

"Je vais le dire très crûment : on perd des parts de marché quand on voit ce qu'on a vu hier. J'ai des copains qui ne sont pas anti-policiers et qui m'ont dit : mais on a peur, ils nous font peur ces policiers-là", a reconnu l'ancien patron du Raid. "J'ai passé ma vie avec des gens merveilleux, qui ont risqué leur vie à tenter de sauver des vies et ces ignobles-là en quelques minutes mettent à bas tous ces projets-là", a-t-il insisté.

Il faut que les syndicats aident "à extirper ce mal de cette belle police"

Le député LREM assure être entré dans la police "pour servir la sécurité des citoyens". "Ce qu'on a vu, ces images, c'est à l'opposé de tout ce en quoi on croit". Il dit avoir eu "une poignée de policiers de ce type" pendant sa carrière de policier. "D'ailleurs, j'ai fait des procédures judiciaires, des procédures administratives. J'en ai viré quelques-uns de l'institution. Il faut dire qu'il n'y a pas de place pour ces gens-là. C'est honteux. Il faut aller les chercher, il faut qu'on arrive à extirper ce mal de cette belle police et il faut que les organisations syndicales nous aident à le faire. Ça suffit !", a-t-il martelé. 

Cette nouvelle bavure intervient dans un climat politique chauffé à blanc par la controverse née du texte "sécurité globale", restreignant avec son article 24 la diffusion des images des forces de l'ordre en opération, et l'évacuation musclée, déjà documentée en vidéo, d'un camp illégal de migrants lundi soir à Paris. Co-rapporteur de la proposition de loi, Jean-Michel Lavergne a estimé que ce texte prouvait le soutien apporté par la majorité aux policiers et aux forces de l'ordre. "On est en train de travailler pour eux aussi, pour les autres, pour protéger la plupart de ces valeureux policiers", a-t-il défendu. 
 

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