Procès des "écoutes" : "Je n'ai jamais commis le moindre acte de corruption", assure Nicolas Sarkozy

Procès des "écoutes" : "Je n'ai jamais commis le moindre acte de corruption", assure Nicolas Sarkozy
Dessin de Nicolas Sarkozy durant son procès lundi 7 décembre.

, publié le lundi 07 décembre 2020 à 17h58

Nicolas Sarkozy est jugé à Paris pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des "écoutes". Le procès doit s'achever jeudi soir.

Nicolas Sarkozy espère "être lavé de cette infamie".

L'ancien président est jugé à Paris pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des "écoutes". A la barre du tribunal ce lundi 7 décembre, il a nié avoir "jamais commis le moindre acte de corruption", au tout début de son interrogatoire.


L'ex-chef de l'Etat a notamment fait part de sa "colère" et de son "indignation". "C'est la première fois que j'ai l'impression que je vais pouvoir m'expliquer devant une justice impartiale", a ajouté Nicolas Sarkozy, lors d'un long propos liminaire.

Interrompu jeudi soir, l'interrogatoire de son avocat et coprévenu, Thierry Herzog, a repris en début d'après-midi avec les questions de l'accusation, avant celui de Nicolas Sarkozy, qui semblait concentré sur sa chaise, une pochette entre les mains. Présent depuis le 23 novembre, premier jour de ce procès inédit dans lequel il est jugé pour corruption et trafic d'influence, il ne s'était pas encore réellement exprimé.

L'image d'un ancien président à la barre est sans précédent sous la Ve République. Seul Jacques Chirac a été jugé et condamné en 2011 dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, mais sans avoir comparu à l'audience pour des raisons de santé.

Climat tendu

La première semaine d'audience s'est déroulée dans un climat tendu entre le parquet national financier (PNF) et la défense, qui dénonce un "dossier poubelle". De son côté, dans un réquisitoire sévère en octobre 2017, le parquet avait comparé les méthodes de Nicolas Sarkozy à celles d'"un délinquant chevronné".

Retraité de la vie politique depuis 2016 mais encore très populaire au sein du parti Les Républicains (ex-UMP), l'ex-président, se disant "combatif", avait qualifié le procès de "scandale qui restera dans les annales", se défendant d'être un "pourri". Tout comme ses deux coprévenus, il encourt dix ans d'emprisonnement et un million d'euros d'amende.

Le réquisitoire du PNF est attendu mardi, avant les plaidoiries de la défense. Le procès doit s'achever jeudi soir.

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