Présidentielle: Pécresse veut réformer les retraites et augmenter les bas salaires

Présidentielle: Pécresse veut réformer les retraites et augmenter les bas salaires
Valérie Pécresse aux journées parlementaires des Républicains , le 9 septembre 2021 à Nîmes

publié le vendredi 17 septembre 2021 à 11h59

Débureaucratiser "massivement", réformer les retraites et augmenter les bas salaires: Valérie Pécresse, qui espère représenter la droite à la présidentielle, a détaillé vendredi son programme économique en taclant la "fuite en avant de dépenses" d'Emmanuel Macron.

"Ma stratégie économique (...) c'est produire plus, produire mieux et produire local" avec "une politique d'offre et de vraie revalorisation du travail", affirme-t-elle aux Echos, en plaidant pour "dénormer" et "débureaucratiser massivement".

Estimant que "le redressement de notre économie passe par le travail", qui doit "payer davantage", elle plaide pour "revaloriser les salaires en allégeant davantage les charges", et notamment "accroître de 10% les salaires nets jusqu'à 2,2 Smic".

Il faut aussi "faciliter la négociation entreprise par entreprise du temps de travail", selon elle.

Taclant la "fuite en avant de dépenses" sous Emmanuel Macron, elle promet "une baisse de la dépense publique" et juge "indispensable" de reprendre "les réformes trop longtemps différées".

Sur les retraites "nous devrons progressivement travailler jusqu'à 65 ans", martèle-t-elle, en plaidant pour une pension "égale au Smic net en 2030" pour ceux qui ont cotisé toute leur vie. 

Sur l'assurance chômage, elle plaide pour "pousser plus loin la dégressivité" avec un mécanisme "plus incitatif à retrouver rapidement un emploi" et "des adaptations pour les salariés plus âgés".

Au chapitre "débureaucratisation", elle promet de "supprimer en cinq ans 10% de l'+administration administrante+, c'est-à-dire des fonctionnaires qui gèrent des normes et des procédures en recentrant l'Etat sur ses fonctions essentielles - protéger, éduquer, soigner".

De même "Pôle emploi et les missions locales peuvent être confiés aux régions" tout comme la rénovation urbaine ou la présidence des Agences régionales de santé, selon elle.

Parmi ses autres propositions: une taxe carbone aux frontières de l'Europe, la "préférence européenne dans les commandes publiques"... ainsi qu'un "Haut Conseil de la souveraineté économique et numérique" qui "autorise les investissements étrangers en France et le rachat de nos start-up".

Promouvant une "écologie des résultats", elle défend "l'objectif d'une France zéro carbone en 2050", qui impose à côté des énergies renouvelables de "relancer l'industrie nucléaire et construire six EPR". 

Enfin il faut selon elle un "choc de transmission de patrimoine" avec des donations défiscalisées "jusqu'à 100.000 euros" de la part des parents proches "tous les six ans".

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