Manifestations pour demander "le respect pour la Corse et son peuple"

Manifestations pour demander "le respect pour la Corse et son peuple"
Manifestants rassemblés devant le préfecture à l'appel du parti autonomiste Femu a Corsica, à Ajaccio le 4 décembre 2021

publié le samedi 04 décembre 2021 à 18h40

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant les préfectures d'Ajaccio et de Bastia samedi sous le mot d'ordre "respect pour la Corse et son peuple", réclamant davantage d'autonomie pour l'île méditerranéenne, selon une correspondante de l'AFP et des médias locaux.

Organisés à l'appel du parti autonomiste Femu a Corsica, qui est à la tête de la Collectivité de Corse, ces rassemblements se sont tenus en présence des députés de Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva et Michel Castellani, du sénateur de Haute-Corse, Paulu-Santu Parigi, et de plusieurs membres du conseil exécutif de Corse.

Après les déclarations du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu sur le débat sur l'autonomie posé en Guadeloupe, le parti autonomiste corse a demandé à l'Etat français "d'enclencher un processus de règlement négocié du problème corse". 

Dans ce droit fil, les manifestants ont notamment réclamé une nouvelle fois le rapprochement vers l'île des prisonniers corses condamnés pour l'assassinat, en 1998, du préfet Claude Erignac.

Ils ont aussi demandé à l'Etat de payer l'amende de près de 90 millions d'euros que la Collectivité corse doit verser à la compagnie maritime Corsica Ferries après avoir été condamnée pour lui avoir causé un préjudice en versant des subventions illégales à la société maritime concurrente.

Femu a Corsica espère enclencher un cycle de mobilisations afin de "faire infléchir l'Etat dans sa façon de traiter la Corse".

Une partie du mouvement nationaliste à l'instar de Corsica Libera, parti de l'ancien président indépendantiste de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a toutefois refusé de se joindre à cette mobilisation, jugeant nécessaire davantage de concertation sur les méthodes et les moyens employés.

Le 3 septembre, le mouvement indépendantiste clandestin Front de libération nationale corse (FLNC) avait menacé d'un retour à la lutte armée sur l'île si l'Etat français poursuivait "sa politique de mépris".

Le FLNC avait revendiqué plusieurs attentats sur l'île dans le passé, mais sa branche FLNC-UC avait déposé les armes en 2014 et le FLNC du 22 octobre avait annoncé une démilitarisation en 2016.

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