Eric Ciotti, la droite assumée à l'assaut de l'investiture LR

Eric Ciotti, la droite assumée à l'assaut de l'investiture LR
Eric Ciotti, finaliste de l'investiture LR pour la présidentielle, sur France 2 le 30 novembre 2021

publié le jeudi 02 décembre 2021 à 15h08

"Clairement à droite", Eric Ciotti, finaliste de l'investiture LR pour la présidentielle, défend des idées de "rupture", intransigeant sur le régalien et libéral sur l'économie, qui l'ont doté d'une dynamique en fin de campagne.

Parti comme outsider, le député des Alpes-Maritimes de 56 ans a créé la surprise en terminant le premier tour en tête mercredi au congrès du parti LR. Il sera opposé au second à Valérie Pécresse pour un verdict attendu samedi. 

"Je veux être le candidat qui coupe le robinet d'eau tiède", répète celui qui ne s'"excuse pas d'être de droite" et défend son programme mêlant "autorité, identité, liberté".

Avec sa rhétorique de "guerre de civilisation", ce spécialiste des questions migratoires, quoique jamais ministre, aligne des propositions chocs sur le régalien: préférence nationale sur l'emploi et le logement, retour au droit du sang, "Guantanamo à la française" pour les islamistes les plus dangereux...

En matière de sécurité, celui qui veut faire de Laurent Wauquiez son Premier ministre promet des "peines minimales automatiques" pour les agresseurs des forces de l'ordre et prône la perpétuité réelle.

Ton posé et accent chantant, il défend en matière économique un projet "inspiré de François Fillon": fin de l'impôt sur les successions, "flat tax" de 15%, suppression de 250.000 postes de fonctionnaires...

A l'ombre des trois favoris, Eric Ciotti a profité des débats télévisés pour enclencher une dynamique positive, qui lui ont attiré des soutiens.

Ses réunions attirent des jeunes LR de l'aile radicale, mais aussi un public plus âgé que l'évocation d'Emmanuel Macron fait réagir de façon épidermique.

"On a trop eu de candidats qui, par marketing, étaient flous pour plaire au plus grand nombre", affirmait mi-octobre Florin, 23 ans. La droite "a besoin de ce projet de rupture" qui est "le seul différenciant", abondait Grégoire, 22 ans.

Convaincu que "le pays n'a jamais été aussi clairement à droite", très actif sur les réseaux sociaux, il a promis de "créer la surprise", même si sa fédération des Alpes-Maritimes n'est plus la plus grosse de France (dépassée par Paris lors de l'afflux d'adhérents de l'automne).

Cela ne l'a pas empêché de réunir 1.300 personnes mi-novembre à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), pour une démonstration de force à deux semaines du congrès. 

Vantant comme Michel Barnier sa fidélité à LR, Eric Ciotti revendique être "le seul à ne pas avoir voté pour Emmanuel Macron" au second tour de la présidentielle de 2017. 

En cas de second tour Zemmour-Macron, il choisirait d'ailleurs le polémiste, a-t-il assuré à plusieurs reprises, faisant regimber dans son propre camp.

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