Primaire écologiste : qui sont les cinq candidats en lice ?

Primaire écologiste : qui sont les cinq candidats en lice ?
(De gauche à droite) Yannick Jadot, Sandrine Rousseau, Delphine Batho et Eric Piolle, le 12 juillet 2021.

publié le jeudi 16 septembre 2021 à 11h30

Les militants écologistes doivent choisir qui de Delphine Batho, Jean-Marc Governatori, Yannick Jadot, Eric Piolle ou Sandrine Rousseau les représentera pour la prochaine élection présidentielle.

Plus de 120.000 électeurs écologistes sont appelés à choisir, parmi les cinq candidats à la primaire écologiste, qui sera leur candidat pour l'élection présidentielle de 2022. Alors que le vote s'est ouvert ce jeudi 16 septembre, qui sont ces cinq prétendants qui affichent des profils et des stratégies différents ?



Delphine Batho

La députée des Deux-Sèvres a beau être une ancienne du Parti socialiste, elle prône l'autonomie des écologistes à la présidentielle de 2022.

Selon celle qui a été proche de Ségolène Royal, et qui est désormais soutenue par l'ex-marcheur Cédric Villani, l'écologie est un thème suffisamment rassembleur en lui-même pour épargner à ses promoteurs des discussions avec les socialistes ou les insoumis. Elle milite pour la décroissance, "en rupture avec le libéralisme et le marxisme, qui refusent de s'inscrire dans les limites finies de la planète". Elle espère que les citoyens hors-partis se mêleront à la primaire.

Jean-Marc Governatori

Le Niçois se targue sans fausse modestie d'avoir "le meilleur CV politique de France", fort de multiples livres publiés et de sa carrière d'entrepreneur. Il fait figure d'OVNI dans la primaire, comme en a témoigné son intervention sur la scène principale des Journées d'été à Poitiers, mi-août, devant une poignée de militants seulement. Plaidant pour une "écologie au centre" s'adressant aussi à la droite et non à la seule gauche, il veut faire de la France un gigantesque "potager".

Yannick Jadot

L'eurodéputé a longtemps assumé une certaine distance avec les rouages du parti EELV et une ligne davantage pro-entrepreneurs que nombre de militants. Selon lui en effet, la transition écologique passe par l'action d'entrepreneurs convaincus. Il prend aussi à rebrousse-poil de nombreux militants de gauche en se rendant à la manifestation des policiers en mai dernier, estimant devoir se saisir du thème de la sécurité. Mais depuis plusieurs mois, Yannick Jadot ménage aussi la gauche, affichant des discussions avec les socialistes, donnant des gages sur son écologie "de combat" et sur sa "loyauté" à EELV.

Eric Piolle

Le maire de Grenoble fait campagne sur la réussite électorale de la large coalition des gauches qu'il mène dans sa ville, un "arc humaniste" à fédérer en 2022. Eric Piolle estime qu'il faut rassembler "de Matthieu Orphelin (ex-LREM) à tout ou partie de La France insoumise", lui qui nourrit de bonnes relations avec Jean-Luc Mélenchon. Sur le fond, il plaide pour une écologie qui "transforme les enjeux climatiques en emplois", comme en atteste sa proposition de création de 25.000 fermes municipales. Mais sa première mesure à l'Elysée serait un référendum pour démocratiser les institutions.

Sandrine Rousseau

L'ancienne secrétaire nationale adjointe d'EELV prône une écologie "nécessairement radicale, sociale et écoféministe", veut incarner "les mouvements sociaux et sociétaux" et met en avant sa compétence d'économiste et enseignante. Elle s'est affichée en discussion avec plusieurs autres responsables de gauche, tels Jean-Luc Mélenchon et le fondateur de Générations Benoît Hamon. Sandrine Rousseau se targue de bénéficier du soutien de certains réseaux féministes, qui pourraient peser dans la primaire. Elle veut une "victoire pour les femmes et les personnes discriminées partout dans le monde".
 

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