Primaire écologiste : Eva Joly prend position pour Yannick Jadot

Primaire écologiste : Eva Joly prend position pour Yannick Jadot
Eva Joly, en 2016, à La Rochelle

publié le lundi 20 septembre 2021 à 08h25

L'ancienne ministre appelle cependant le chef de file EELV à "radicaliser" ses positions, face aux bons résultats des autres candidatures dont celle de Sandrine Rousseau, qui lui disputera l'investiture pour l'élection présidentielle.

Le premier tour de la primaire écologiste a accouché d'une surprise de taille dimanche 19 septembre, avec des scores serrés entre quatre candidats. Derrière Yannick Jadot, favori du scrutin obtenant 27,7% des 106.000 voix exprimées, Sandrine Rousseau s'est qualifiée pour le second tour, avec 25,14% des suffrages.

Face à ce duel annoncé, l'ancienne candidate écologiste à l'Elysée Eva Joly a pris position pour Yannick Jadot, disant vouloir soutenir "le candidat le mieux placé". "Je voterai Yannick Jadot", a t-elle annoncé à l'antenne de franceinfo, lundi 20 septembre. Pendant la campagne du premier tour de la primaire écologiste, Eva Joly avait soutenu Eric Piolle, maire de Grenoble arrivé quatrième du scrutin avec 22,29% des voix.

"J'aurais bien aimé pouvoir faire autrement mais pour moi l'urgence est écologique", déclare t-elle, appelant le chef de file écologiste à durcir ses positions face aux bons résultats des autres candidats défenseurs d'une ligne plus radicale, dont Sandrine Rousseau. "Il faut que Yannick Jadot entende que c'est dans un mouchoir de poche. Il faut qu'il s'adapte à ce que veulent les écologistes c'est-à-dire qu'il radicalise un peu ses positions", estime t-elle.

Dans la foulée de l'annonce des résultats, les deux qualifiés avaient affiché leur volonté de rassemblement mais aussi leurs différences de lignes. Yannick Jadot a plaidé à plusieurs reprises pour une "écologie de gouvernement, prête à assumer ses responsabilités". "On ne peut pas s'offrir un quinquennat de plus d'Emmanuel Macron", avait insisté l'eurodéputé, ciblant également l'extrême droite et Eric Zemmour, sans le nommer.

L'écoféministe Sandrine Rousseau avait pour sa part revendiqué sa "radicalité", car "le temps des petits pas et de l'accompagnement n'est plus le moment".


 

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